Une pub de paris sportifs qui ne passe pas auprès des athlètes féminines
Depuis le 10 septembre, Sydney Sweeney s’attire (encore) les foudres des internautes. Ce n’est pas la première fois que l’actrice d’Euphoria est au cœur des critiques. Aujourd’hui, la jeune femme s’est mise à dos les athlètes féminines.
La semaine dernière, Sydney Sweeney a dévoilé la nouvelle pub pour le site de paris sportifs dont elle aussi actionnaire, Novig. Dans cette pub, l’actrice est entièrement nue et ses parties intimes sont cachées par des ballons de foot américains, des ballons de basket ou encore une raquette de tennis.
« Vous croyez connaître le sport ? Prouvez-le. Novig, c’est que du sport. Donc ils voulaient montrer uniquement du sport », lance-t-elle de façon ironique.
Les athlètes féminines dézinguent la pub de Sydney Sweeney
Sydney Sweeney est connue pour mettre en avant son corps dont elle est fière. Cependant, la publicité n’a vraiment pas plu aux athlètes féminines. Ces dernières se sont empressées de répondre à l’actrice. Sur Instagram, elles sont nombreuses à avoir partagé des séquences photos et vidéos d’elles-mêmes ou d’autres femmes les montrant performer dans leur discipline : « Voilà à quoi ressemblent les femmes dans le sport », a écrit la triathlète Mathilde Tily. « Je suis furieuse. Sydney, fais mieux s’il te plaît… », écrit la quadruple championne olympique de natation Ariarne Titmus.
@marymccarths EW WHAT A SET BACK 🤮🤮 That Sydney Sweeney video had my jaw on the floor… remember who you are, who you want to be and that your body doesn’t define you. #beattheboys ♬ original sound - MARY MCCARTHY
Pour de nombreuses personnes, la pub est d’autant plus ratée qu’elles ne la trouvent ni « ludique » ni « amusante » comme le souhaitait pourtant Sydney Sweeney, qui a participé à la création de la campagne.
Depuis, la polémique enfle et on ne compte plus les publications sur les réseaux sociaux d’athlètes dénonçant la pub. Pour la marathonienne Mary McMarthy, « les femmes méritent d’être reconnues pour leur talent, leur force, et leur travail ». Choses que la campagne de Sydney Sweeney ne fait pas. C’est ainsi le principal reproche des athlètes et internautes. Pas du fait que l’actrice mette en valeur son corps, mais qu’elle le fasse de façon hypersexualisé pour un site de paris.
« Il y a une grande différence entre paraître sexy parce qu’on fait du sport et utiliser le sexe pour vendre du sport », résume ainsi la boxeuse australienne Skye Nicolso.
Sydney Sweeney répond à la polémique
Crédit photo : Novig/ Youtube
Devant ce torrent de reproches, des personnes ont tout de même tenu à défendre Sydney Sweeney. Si beaucoup taxent ces athlètes de « jalouses », d’autres rappellent que la jeune femme est libre de faire ce qu’elle veut avec son corps. Ce choix n’est pas contesté par les athlètes féminines qui regrettent simplement que la pub de l’actrice desserre l’image du sport féminin.
ESPN unveiled their #BodyIssue athletes today. Serena Williams was the cover model for the inaugural issue #Wimbledon http://t.co/8qopWZd7H4
— Timeline (@Timeline_Now) July 6, 2015
Sydney Sweeney a discrètement réagi à la polémique. Dans une story Instagram ce dimanche, elle a rappelé via un portfolio que d’autres sportifs avant elle, hommes et femmes, avaient également posé dénudés pour des magazines. Parmi eux, Serena Williams, Rob Gronkowski et Jason Kelce. Cependant, comme l’ont rappelé les internautes, les numéros BODY du magazine ESPN mettent en valeur « l’incroyable puissance de la forme athlétique ».
« Le fait pour des sportives de choisir de poser nues dans une publication célébrant spécifiquement la force, la puissance et les capacités de corps d'athlètes de haut niveau ne revient pas au même que d'utiliser une actrice aux canons de beauté conventionnels, sexualisée aux côtés d'équipements sportifs, pour vendre un site de jeux d'argent. Ces femmes étaient des athlètes. Leurs corps étaient célébrés pour ce dont ils étaient capables. Le sport ne servait pas d'accessoire pour les sexualiser », lui a répondu un utilisateur sur Instagram.
La polémique ne semble pas près de s’arrêter.
