Rocky : 10 anecdotes sur l'une des plus belles histoires du 7e art

« Je crois que Rocky a donné de l’espoir aux gens », confiait le réalisateur John G. Avildsen au sujet de l’effet que le personnage campé par Sylvester Stallone a eu sur le monde.

L’homme, décédé en 2017, ne croit pas si bien dire. Au-delà des trois Oscars décernés au film de 1976, l’œuvre a inspiré des millions de spectateurs depuis sa sortie, qu’ils soient fans de boxe ou non.

Frank Capra, cinéaste derrière le classique du 7e art La Vie est belle, est allé jusqu'à déclarer : « Ça, c'est un film que j'aurais aimé faire ».

Chartoff-Winkler Productions / United Artists / MGM
Narrant la volonté d’un homme de vaincre ses angoisses et ses doutes, de gagner avant tout contre un seul et unique adversaire, à savoir lui-même, Rocky dépasse très largement le cadre sportif pour s’adresser à l’âme de tout un chacun et ainsi revêtir un caractère universel.

Nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, essayé de nous prouver, et de prouver aux autres, que nous étions en réalité plus que ce que nous semblions être.

Parce que Rocky est et sera toujours intemporel, voici dix anecdotes concernant le premier film de la saga, véritable chef-d’œuvre qui mérite d’être vu, revu, ad vitam aeternam.

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Non, le premier Rocky n’est pas réalisé par Sylvester Stallone

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Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, ce n’est pas Sly qui était derrière la caméra pour le premier Rocky !

L’acteur principal et scénariste du film a, en revanche, réalisé par la suite Rocky 2, 3, 4, et Rocky Balboa.

Creed et Creed 2 ont été respectivement réalisés par Ryan Coogler (Fruitvale Station, Black Panther) et Steven Caple Jr. .

Rocky premier du nom et Rocky 5 ont été, eux, réalisés par John G. Avildsen à qui l’on doit également les trois premiers Karaté Kid.

Apollo Creed aurait dû être incarné par un véritable boxeur

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« L’Astre du désastre », « le Comte de Monte-K.O »… Les surnoms désignant le personnage d’Apollo Creed sont légion, et n’ont d’égal que la renommée du boxeur fictif.

Si le rival mythique de Rocky a gagné ses lettres de noblesse grâce au jeu de son interprète, l’ancien footballeur américain Carl Weathers, celui-ci aurait pu avoir un tout autre visage !

C’est en effet le boxeur Ken Norton, notamment connu pour avoir affronté Mohamed Ali, qui devait incarner le mythique combattant.

Dans son commentaire audio du premier Rocky, Sylvester Stallone explique que Norton s’est désisté peu de temps avant le tournage pour, à la place, participer à une émission télévisée appelée Superstars.

À l'époque, le sportif aurait préféré figurer dans ce programme plutôt que dans un film au budget famélique. 

Carl Weathers, quant à lui, a convaincu Sylvester Stallone qu'il était parfait pour le rôle en l'insultant sans le savoir au cours de son audition.

Weathers, ignorant que Sly, avec qui il échangeait des répliques, était l'acteur principal de Rocky, dit à son sujet à John G. Avildsen : « Pour être honnête, je pourrais jouer bien mieux si vous mettiez un vrai acteur en face de moi ». 

Une verve digne du « Danseur massacreur » ! 

Sylvester Stallone a dû suer sang et eau pour pouvoir interpréter son personnage

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Rocky et Stallone sont les deux faces d’une même pièce. Lorsque Sly a commencé à travailler sur Rocky, après avoir eu l’idée du film en assistant au match entre Mohamed Ali et Chuck Wepner, boxeur bien moins célèbre et renommé que le champion mais qui a malgré tout tenu quinze rounds contre lui, il se trouvait dans une très mauvaise passe.

Comme Rocky, sa carrière est alors au point mort. En 1968, sa mère, astrologue, lui avait d’ailleurs prédit qu’il passerait sept ans sans connaître le succès. Une vision très juste, puisque c'est en 1975 que Sylvester Stallone vendit le script de Rocky.

Stallone le proposa aux producteurs Robert Chartoff et Irvin Winkler qui s'opposèrent au fait que le scénariste incarne également le personnage principal. Ils souhaitaient à la place que Burt Reynolds, Robert Redford, ou James Caan, immenses stars de l’époque, incarnent Rocky Balboa. Stallone ne lâcha pas le morceau, et refusa de vendre le script, même pour une somme mirobolante, s’il ne jouait pas son personnage.

Peu importait l’argent, il voulait à tout prix donner corps à l’Etalon italien. Un compromis lui fut finalement proposé : jouer Rocky, mais à condition que le film, au succès menacé par l’absence de vedette à sa tête, soit tourné avec un budget extrêmement limité de moins d’un million de dollars.

Stallone accepta, et le film fut tourné en vingt-huit jours, dont cinq à Philadelphie, dans des conditions difficiles au regard du cruel manque de moyens.

Une situation qui fait précisément écho au scénario de Rocky, avec un processus de production qui ne fait qu’un avec l’histoire dépeinte. Même les erreurs de production du film sont intelligemment incorporées dans son intrigue pour mieux définir le personnage de Rocky : son peignoir trop grand est en réalité dû à une confusion des costumiers, tout comme l’affiche du Spectrum de Philadelphie dépeignant le boxeur avec un short aux mauvaises couleurs.

La forme épouse le fond pour le meilleur résultat possible : Rocky est une merveille de système D, un film fauché mais avec du cœur, et une âme, à l'émotion aussi brute que sincère.

Butkus, le chien de Rocky, est le véritable chien de Sylvester Stallone

Instagram Sylvester Stallone

Toujours pour des raisons de budget serré, Sylvester Stallone a fait jouer son père, son frère, et même son propre chien dans Rocky ! Adrian, incarnée par Talia Shire, travaille dans un magasin d’animaux dans lequel se trouve un bull mastiff, nommé Butkus, que Rocky adore.

Le chien partage quelques scènes avec son véritable maître dans le film, ainsi que dans Rocky 2.

Pour l’anecdote, dans les années 1970, la situation financière de Sylvester Stallone était si catastrophique qu’il fut obligé de vendre Butkus pour quarante dollars afin de s’acheter à manger. Une fois le script de Rocky vendu, Stallone racheta son chien pour… 15 000 dollars !

Son nouveau propriétaire, voyant à quel point l’interprète de l’Etalon italien tenait à retrouver son meilleur ami, était bien décidé à lui faire payer le prix fort.

Stallone écrivit sur Instagram bien des années plus tard que Butkus avait valu chaque centime déboursé, et qu'il ne regrettait absolument rien !

Les habitants de Philadelphie ont permis de construire l’une des plus belles scènes de Rocky




« Il vient me parler de sa forme… On ne me parle pas de ma forme, à moi ! Toi au moins, t’en as eu de belles années ! Je n’ai rien eu, moi, jamais rien eu ! Puis ça continue, je n’aurai jamais rien dans cette putain de vie ! ».

La scène mythique dans laquelle Mickey (Burgess Meredith) se rend chez Rocky à l’improviste pour lui proposer de l’entraîner pour le combat contre Apollo Creed fait indubitablement partie des plus belles du film, pour ne pas dire de l’histoire du cinéma.

Âgé de soixante-seize ans, Mickey comprend qu’entraîner Rocky pour ce combat pourrait être la dernière aventure de sa vie. Sa dernière chance de briller… Ce qui constitue un point commun aux deux personnages.

Seulement, Rocky en veut cruellement à Mickey de ne l’avoir jamais pris sous son aile auparavant, au moment où il en avait le plus besoin, quand personne ne voulait lui donner sa chance. L'Etalon italien est amer : maintenant qu'il a une chance de succès, le vieil homme lui déroule le tapis rouge. 

S’arrangeant pour ne pas faire face à Mickey, n’osant pas le regarder dans les yeux, et parce qu’il le respecte malgré tout, Rocky se met à laisser sortir toute sa frustration, accumulée silencieusement tout au long de sa vie, dans un monologue désespéré d’anthologie.

Abattu, Mickey sort de chez Rocky, et quitte sa rue dans la nuit solitaire. Instantanément pris de remords, Rocky court le rejoindre. Mickey a alors un léger mouvement de recul, se demandant si Rocky ne va pas s’en prendre à lui, avant de constater qu’il veut faire la paix et accepter sa proposition. Le tout sans que l’on puisse entendre ce qu’ils se disent, étant hors de portée pour les oreilles des spectateurs, bercés par la musique de Bill Conti et le son d’un train qui passe à ce moment précis.

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Pour accentuer l’émotion de la scène, il fallait que le sol de la rue soit mouillé, afin de renforcer l’aspect triste et froid de cette rue philadelphienne plongée dans la nuit et trempée par la pluie. Pour ce faire, et en raison du budget réduit, l’équipe technique a eu recours à l’aide de riverains qui ont vidé des seaux d’eau sur le sol pour produire l’effet voulu… bénévolement !

John G. Avildsen, réalisateur de Rocky, déclare dans les bonus du Blu-Ray du film : « Les gens du quartier nous arrosaient la rue. On ne pouvait pas se payer de citerne. Regardez comme les rues humides sont belles. C'est grâce aux voisins et à leurs nombreux seaux d'eau. Et c'était gratuit ! Oui, ils ont fait un travail formidable ».

De même, un assistant équipé d'un talkie-walkie était chargé de prévenir le reste de l'équipe lorsque le métro aérien visible en arrière-plan arrivait de façon à commencer à filmer au bon moment pour qu'il soit présent dans le cadre. Pas très pratique, mais visiblement efficace ! 

La musique de Rocky a été composée de façon peu conventionnelle

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Lorsque l’on en parle de Rocky, difficile de ne pas avoir immédiatement en tête le thème musical de la saga, « Gonna Fly Now » !

Ce morceau, né de l’imagination de Bill Conti, est devenu ce qu’il est par tranches de trente secondes.

Au départ, il ne durait qu’une minute trente, de façon à habiller la séquence d’entraînement de Rocky, relativement brève, avant le grand combat contre Apollo Creed. John G. Avildsen avait donc initialement requis quatre-vingt-dix secondes de musique pour l'aider à monter la scène.

Le réalisateur découvre le morceau, et explique à Bill Conti qu'il a envie, avec cette scène, de « faire croire au public que Rocky peut arriver à gagner », selon les mots du compositeur. Ceci doit passer, en grande partie, par la musique accompagnant la séquence d'entraînement qui devient plus longue. Avildsen demande alors à Conti de composer trente secondes de plus, toujours dans le but d’accompagner la scène d’entraînement qui figure désormais Rocky faisant des pompes et frappant dans un punching-ball. Il redemande trente secondes de plus, ajoutant des images de Rocky en train de courir. Puis trente nouvelles secondes pour un total de trois minutes d'entraînement. 

Le réalisateur songe alors à ajouter des paroles pour que le thème prenne plus d’ampleur. Il pense à des mots évoquant l’idée de devenir plus fort et en parle à Bill Conti, qui demande à deux parolières d’y travailler. Celles-ci ne passent pas par quatre chemins, et donnent naissance au célébrissime « Getting strong now / Won’t be long now » (« Devenir fort / Ne sera plus très long »).

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Sans beaucoup de moyens, et dans l’urgence, Bill Conti demande à son épouse, qui travaille pour une station de radio, si certains de ses collègues savent chanter.

Face à sa réponse affirmative, il lui demande de les inviter pour interpréter gratuitement les paroles aujourd’hui cultes. La légende raconte même que les collègues en question ont donné de la voix pendant leur pause déjeuner !

L’intégralité de la musique originale du film aurait d’ailleurs, selon Conti, été enregistrée en une seule session de trois heures.

Décidément, Rocky est marqué par le système D jusque dans sa mythique musique !

Les derniers plans de Rocky ont été filmés avec un nombre infime de figurants

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C’est dans l’illusion que réside une grande partie de la magie du cinéma.

En raison du budget minuscule de Rocky, les derniers plans du film ont été tournés avec une trentaine de figurants seulement. Pour donner l’impression que le Spectrum de Philadelphie est plein à craquer, les toutes dernières images sont filmées avec des plans très rapprochés, au plus près des personnages.

Producteurs, amis, familles de l’équipe du long-métrage : tous s’entassent, se bousculent et défilent devant la caméra pour faire croire qu’il y a beaucoup de mouvement autour de Rocky, Adrian, Creed et Paulie.

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De la même façon, l’ensemble du combat avec Apollo Creed est filmé dans une salle faiblement éclairée, créant au passage une ambiance effrayante, presque funeste, renforçant la sensation de peur éprouvée par le spectateur pour Rocky et masquant beaucoup le public en réalité peu nombreux. Comparez le nombre de figurants au cours du combat de fin de Rocky 1 avec celui de Rocky 2 : la différence vous sautera aux yeux ! 

Des images d’archives sont également utilisées pour faire croire à une salle bondée. Très peu de plans du combat avec Rocky et Apollo simultanément dans le cadre montrent des tribunes remplies, mais ils parviennent à nous permettre d’imaginer que celles-ci le sont en permanence.

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La fameuse scène de la patinoire a, elle aussi, particulièrement souffert du manque de budget du projet. Celle-ci était censée se dérouler avec deux cents figurants autour de Rocky et Adrian mais, faute d’argent, elle a été réécrite pour que le couple soit seul dans une salle vide.

Finalement, cette astuce n’a fait que rendre la séquence plus marquante en permettant de montrer le côté isolé des personnages de Rocky et Adrian, en quelque sorte seuls au monde.

La manière dont Rocky contourne et/ou se sert de son manque d’argent pour renforcer son propos et son ambiance force le respect, et a de quoi inspirer tous les aspirants cinéastes.

La raison pour laquelle Rocky boit des œufs le matin provient de la vraie vie de Stallone

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Tous les matins, pour le petit-déjeuner, Rocky casse des œufs dans un verre avant d’avaler le tout. Cru. Comment Stallone a-t-il eu l’idée de faire boire des œufs à son personnage ? Grâce à sa propre expérience, tout simplement.

Sylvester Stallone a en effet affirmé qu'il occupait dans sa jeunesse un minuscule appartement dans lequel il pouvait, de son lit, ouvrir à la fois la porte d’entrée et la fenêtre.

Il achetait pour se nourrir des œufs et des yaourts, peu onéreux, qu’il posait sur le rebord de sa fenêtre afin de les garder au frais, n’ayant pas de réfrigérateur à disposition.

Toutefois, les oiseaux mangeaient tous ses yaourts, sans s’intéresser aux œufs, seuls aliments qu’il lui restait. Parce qu’il n’avait pas de cuisinière, Sly n’avait d’autre choix que de consommer ses œufs crus… Des œufs qu’il cassait dans un verre avant de les boire.

Une habitude matinale recyclée pour Rocky des années plus tard !

Cogner des quartiers de viande finit par avoir un véritable intérêt pour Rocky

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Ces images font partie des plus célèbres du film : Rocky Balboa cogne dans des quartiers de viande dans un abattoir pour s’entraîner, attirant l’attention du monde pour cette méthode si particulière, ainsi que celle de l’entraîneur d’Apollo Creed, Duke Evers, qui comprend que le challenger prend ce match très au sérieux et ne compte pas se laisser marcher dessus sans sourciller.

L’emballeur de viande Paulie, interprété par Burt Young, indique à Rocky qu’il ne devrait pas frapper les carcasses de la sorte sous peine d’en casser les côtes, et donc de les rendre impropres à la consommation. Il ne croit pas si bien dire !

À force de s’entraîner à matraquer des morceaux de bœuf, Rocky améliore sa force de frappe qui finit par lui permettre… de briser les côtes d’Apollo Creed lors du combat final, au quatorzième round, et de sérieusement mettre en péril son adversaire après avoir pourtant été mis à terre.

Rocky a décidément bien fait de s’entraîner à rompre des côtes de bœuf à coups de poing !

La version française de Rocky explicite son propos

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Non, Rocky ne gagne pas contre Apollo Creed à la fin du film ! C’est précisément ce qui confère à l’œuvre toute sa beauté. Le véritable ennemi de Rocky n’est pas Apollo Creed, menace finalement très peu présente à l’écran car secondaire, mais bien Rocky lui-même. Ses peurs, ses doutes, ses angoisses sont ses plus grands adversaires, d’autant qu’on lui a répété toute sa vie qu’il n’était qu’« un minable », insulte proférée à répétition dans les premiers instants du long-métrage, au terme de son affrontement sanglant avec Spider Rico.

Dès le départ, Rocky sait pertinemment qu’il n’a aucune chance de l’emporter contre Apollo. Tout ce qu’il souhaite, c’est finir le match debout, aller au bout des quinze rounds contre Creed, ce que personne n’a réussi à faire auparavant.

Il l’explique précisément à Adrian avant le match : « Si je tiens la distance, si la cloche sonne et que je suis toujours debout, alors je saurai pour la première fois de ma vie que je ne suis pas qu’un autre tocard du quartier ».

Cette scène précise, que Stallone considère comme la plus importante du film, a été tournée en une seule prise, sans possibilité de recommencer en cas de loupé, faute de budget.

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Dans les derniers instants du long-métrage, un journaliste interroge Rocky, meurtri, sur une éventuelle revanche contre Apollo.

Dans la VO, Rocky répond : « Il n’y aura pas de revanche ! Allons, vous ne trouvez pas que j’en ai assez pris plein la gueule, ce soir ? ».

Dans la version française, qui s’éloigne du script d’origine, Rocky explique : « Je m’en fous d’être battu ! J’ai tenu quinze rounds, pour moi c’est le principal ! ».

Une liberté d’adaptation bienvenue qui explicite que, même si le jury et le monde considèrent que Rocky n’a pas vaincu Creed, le boxeur a gagné contre lui-même, et cette victoire est en fin de compte la seule à avoir de l’importance.

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Ce propos est symbolisé par l’idée la plus géniale du film : lors du combat final, la musique épique « Going The Distance » ne s’emballe pas lorsque Rocky met Creed à terre, mais bien lorsque Creed envoie Rocky au tapis lors de l’avant-dernier round. C’est là que commence le vrai combat, et que tout le film se joue : en dépit des difficultés, et tout en sachant pertinemment qu'il ne peut l'emporter contre le champion du monde, Rocky doit dépasser ses propres limites et continuer à se battre. 

Mickey, désireux de protéger le boxeur, lui dit de rester au sol. D'abandonner. De ne plus souffrir. Malgré tout, Rocky, défiguré, se relève, et retourne au combat, déterminé à aller au bout de sa démarche.

Ce qui compte dans la vie n’est jamais de gagner contre les autres, mais bien de gagner contre soi, pour soi. Ne serait-ce pas la plus belle leçon de toute l'histoire du cinéma ? 

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