Le couperet est tombé ce mercredi 14 janvier pour Jean-Marc Morandini, définitivement condamné pour “corruption de mineurs” et inscrit au fichier des délinquants sexuels.
La chaîne d’information CNews va maintenir sa confiance à un… délinquant sexuel condamné.
Telle est la décision prise par le groupe Canal+ dans la foulée du jugement définitif prononcé à l’encontre de son animateur Jean-Marc Morandini. Ce dernier vient en effet d’être reconnu définitivement coupable par la Cour de cassation, dans le cadre de sa condamnation pour corruption de mineurs. Son pourvoi ayant été déclaré « non admis » .
Pour rappel, l’animateur était accusé d’avoir envoyé des messages de nature sexuelle à trois adolescents entre 2009 et 2016.
Crédit photo : VSD / SIPA
Dans cette affaire, il lui était reproché d’avoir envoyé des messages à deux jeunes de 15 ans, en 2013 et 2015-2016, qui consistaient, pour l’un, à évoquer des scénarios sexuels et, pour le second, à lui demander d’envoyer une photo de lui dénudé. La justice l’a reconnu coupable d’avoir aussi demandé en 2009 à un adolescent de 16 ans de se dénuder et de se masturber, lors d’une audition pour le remake d’un film qui n’a jamais vu le jour.
Canal+ soutient son présentateur malgré la condamnation
Conformément à la peine prononcée en appel, Jean-Marc Morandini écope de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende. Il est également inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) et se voit interdit d’exercer une profession en contact avec des mineurs.
Cependant, cela ne l’empêchera pas de continuer à travailler à la télévision puisque le groupe Canal+ a décidé de maintenir l’animateur à l’antenne. Un témoin de l’affaire déplore auprès de FranceInfo cette décision du groupe malgré la condamnation :
"Le groupe Canal+ va mettre à l'antenne un délinquant sexuel quotidiennement (...) L'image catastrophique qui est renvoyée"
Crédit photo : Bertrand Guay
L’avocat du témoin regrette la contradiction du groupe Canal+ qui avait affirmé, dans un communiqué en 2016, qu'"en cas de condamnation", Jean-Marc Morandini "quitterait le groupe sans indemnité".
"Jean-Marc Morandini n'est désormais plus présumé innocent : sa condamnation est effective. Il a approché ses victimes grâce à son influence médiatique. En le gardant à l'antenne, on lui permet de conserver cette influence-là"
Malheureusement, il n’existe aucun recours juridique qui permettrait d’écarter Jean-Marc Morandini de ses fonctions télévisuelles. Il s’agit du choix de l’employeur. De son côté, la chaîne a réitéré son soutien pour son animateur qui étudierait la possibilité de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme sur son cas.
