Ce lundi 18 mai, un homme de 26 ans était jugé par le tribunal du Mans (Sarthe) pour avoir braqué une supérette. Malgré le port d’une cagoule, le malfrat a été reconnu par... la fille du commerçant.
Il n’aurait jamais dû commettre son méfait dans un environnement familier. Le vendredi 15 mai 2026, à Bonnétable, au nord du Mans (Sarthe), un homme a tenté de braquer une supérette de quartier.
Armé d’un fusil et affublé d’une cagoule, il débarque à la caisse, l’air menaçant. Cependant, il n'y trouve qu'une jeune fille de 11 ans, venue remplacer son père quelques instants. Apeurée dans un premier temps, cette denrière invite le braqueur à prendre la caisse en le suppliant de ne pas lui tirer dessus.
L’homme lui répond alors, en lui promettant de ne pas faire feu. Erreur ! En effet, la fillette reconnaît immédiatement la voix du voleur et lui dit :
“Tu peux retirer ta cagoule, je sais qui tu es”
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Alerté par les cris, le père de la jeune fille est intervenu. L’agresseur, un homme de 26 ans habitant près du commerce en question, lui a alors tendu son arme avant de se rendre.
Il reconnaît une "énorme connerie"
Devant le tribunal, le prévenu, aux airs d’adolescent, plutôt grand et les cheveux bruns noués en queue de cheval, était vêtu d’une veste grise et d’un jean de la même couleur. Il n'a pas cherché à se dérober et a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
« J’ai fait une énorme connerie. Je suis vraiment désolé. Je souhaite me réinsérer. Je me rends compte de la gravité de mes actes »
Déjà connu de la justice et sous le coup d’un sursis probatoire, il a expliqué avoir décidé de braquer le magasin pour se faire un peu d’argent. Sans emploi, il se dit confronté à des conditions de vie particulièrement difficiles.
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À la suite du procureur, qui a requis quatre ans de prison, dont trois ans ferme et un an avec sursis, Me Arnauld Brochard, l’avocat du prévenu, a décrit son client comme « quelqu’un en déperdition »:
“Ce gamin, cet adolescent de 26 ans, ce n’est pas le plus malin de l’affaire. Il habite à côté du magasin. Il n’a jamais pointé l’arme sur quelqu’un."
Le conseil a demandé une peine adaptée pour son client.
Reconnu coupable, le prévenu a été condamné à une peine mixte de trois ans de prison, dont un an avec sursis et deux ans ferme, avec une révocation de sursis à hauteur d’un mois, assortie d’un mandat de dépôt. Soit un total de 25 mois à passer en prison.
