Une route de Bretagne a été le théâtre d’une course-poursuite hallucinante entre des gendarmes et un voleur de voiture.
Ces dernières années, de folles courses-poursuites ont marqué les esprits. En Angleterre, une femme en fauteuil roulant électrique a, par exemple, échappé à la police devant des témoins hilares.
De l’autre côté de l’Atlantique, des policiers ont pris en chasse une tractopelle roulant à 5km/h.
Le 7 novembre 2024, une impressionnante poursuite policière a eu lieu en Bretagne. Récit.
Un jeune fou du volant
Selon les informations du site Actu, la scène s’est déroulée à proximité de Pleugueneuc, dans le département d’Ille-et-Vilain.
Aux alentours de 19 h 30, des gendarmes ont flashé une Renault Megane RS en plein excès de vitesse sur la quatre-voies reliant Saint-Malo à Rennes : la voiture roulait à 211 km/h au lieu des 70 km/h autorisés.
Face à cette situation, les militaires se sont lancés à la poursuite de l’automobiliste et ont fini par le rattraper.
« À ce moment-là, notre compteur affichait 248 km/h », se souvient l’un des agents.
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Le conducteur – qui se trouvait avec quatre passagers – a accéléré pour semer les forces de l’ordre. Dans sa course dangereuse, il a multiplié les appels de phares pour doubler les autres usagers de la route.
Il a ensuite quitté l’axe principal pour emprunter des routes de campagne, où il a adopté une conduite à risque, évitant une collision avec un autre véhicule et frôlant un cycliste.
De leur côté, les gendarmes ont suivi le conducteur en fuite à distance, « pour ne pas mettre en danger les autres usagers de la route », avant qu’il ne leur échappe.
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Une peine de prison pour le conducteur
Si le fou du volant a réussi à échapper aux policiers, il a été interpellé peu après. Les agents ont alors découvert que ce jeune homme de 21 ans conduisait sans permis valide et que le véhicule, volé, était équipé de fausses plaques d’immatriculation.
Par la suite, le suspect a été condamné à 18 mois de prison ferme pour « conduite sans permis, refus d’obtempérer, excès de vitesse d’au moins 50km/h, recel et usurpation de plaques d’immatriculation ».
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Lors de son jugement, l’auteur des faits était déjà emprisonné pour trafic de stupéfiants et violences conjugales.
À la barre, son avocate a assuré que son client était « devenu une autre personne depuis ces faits » et qu’il souhaitait « épater la galerie au volant de sa voiture ».
Une défense qui tombe à plat, puisque le mis en cause avait déjà été contraint de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
