Pour empêcher les migrants du Bangladesh d’entrer en Inde, ce pays envisage de déployer des serpents et des crocodiles à sa frontière.
L’Inde et le Bangladesh sont deux pays frontaliers séparés par plus de 4 000 kilomètres de frontière. Les pays sont naturellement délimités par des rivières, des marécages et des mangroves. Cependant, sur la frontière qui sépare l'État indien du Bengade occidental du territoire du Bangladesh, sur 2 216 kilomètres de frontière, seulement 1 647 ont des barrières.
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Ainsi, l’Inde est confrontée à l’immigration clandestine et victime de contrebande. Pour lutter contre cela, le pays envisage une idée pour le moins radicale.
Des crocodiles et des serpents
L’Inde est actuellement confrontée à une pénurie de personnel et à des infrastructures obsolètes. Pour cette raison, le pays a choisi une mesure naturelle pour garder ses frontières : déployer des serpents et des crocodiles. Ainsi, les autorités veulent faire en sorte que les migrants ne veuillent pas s’aventurer dans ces eaux trop dangereuses. Les crocodiles sont en effet nombreux en Inde et peuvent être très dangereux, comme le montre cette ado de 15 ans qui a été entraînée sous l'eau par un crocodile.
La suite après cette vidéo“On nous a demandé d’étudier l’idée d’un déploiement de reptiles tels que serpents et crocodiles dans les intervalles non protégés par les rivières”, a indiqué Manoj Barnwal, un officiel de la Force de sécurité aux frontières (BSF), selon BFMTV.
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Parmi les espèces qui pourraient être introduites à la frontière, on retrouve notamment le cobra indien, un serpent très courant en Inde, dont le venin est puissant et très dangereux.
Des serpents très dangereux
Cependant, ce choix soulève de nombreuses questions, notamment à propos de la sécurité des locaux.
“C’est une idée innovante, mais elle suscite de nombreux défis, notamment en matière de sécurité. Comment se procurer les reptiles ? Quel serait leur impact sur les habitants des villages installés le long de la frontière ? Nous avons demandé à nos unités de terrain de se pencher sur la faisabilité de cette approche et de nous en rendre compte au plus vite”, a continué Manoj Barnwal.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle initiative est prise. Ce projet rappelle en effet le “Alligator Alcatraz” de Donald Trump, qui avait déployé des crocodiles et des serpents venimeux autour d’un centre de détention pour migrants, afin d’empêcher les évasions.
