L'ordre des médecins portugais vient de recommander aux praticiens de ne pas soigner les... « thérians ».
Les vétérinaires portugais montent au créneau.
Craignant d'être assaillie par des personnes qui s'identifient comme des animaux, la profession s'organise en effet dès maintenant afin d'éviter tout malentendu à l'avenir. Il est désormais recommandé officiellement aux professionnels de ne pas soigner celles et ceux que l'on appelle « thérians ».
Vous n'avez certainement jamais entendu ce terme et c'est bien normal, tant le phénomène semble marginal. Mais celui-ci prend néanmoins de l'ampleur, notamment sur les réseaux sociaux, au point d'éveiller les craintes de nombreux praticiens.
Crédit photo : iStock
Les vétérinaires portugais refusent de soigner les « thérians »
L'Ordre des médecins vétérinaires (OMV) portugais a ainsi émis une recommandation officielle afin que les professionnels ne soignent pas les « thérians ». Pour rappel, ce terme désigne les personnes (jeunes pour la plupart) qui éprouvent le sentiment d'être proches des animaux en s'identifiant spirituellement ou psychologiquement comme telles. Ces dernières s'apparentent à des chiens, des chats ou encore des renards. peuvent aboyer, miauler ou marcher à quatre pattes. Elles portent parfois même des masques et des queues.
Crédit photo : iStock
L'ordre tient donc à rappeler aux vétérinaires lusitaniens qu'ils ne sont pas habilités à recevoir des êtres humains, ni à effectuer des diagnostics, des traitements ou encore des actes cliniques.
Si aucune visite de « thérians » chez un vétérinaire n'a pour l'instant été recensée au Portugal, selon les médias locaux, l'OMV préfère prévenir plutôt que guérir, avec cette recommandation.
« La personne qui s'identifie comme un animal demeure, aux yeux du droit, une personne humaine », déclare ainsi l'institution tout en rappelant que « la loi portugaise reconnaît et protège expressément certaines dimensions de l'identité personnelle (...) l'autodétermination de l'identité et l'expression de genre ».
Enfin, l'OMV recommande aux praticiens qui seraient confrontés aux « thérians » de leur expliquer les raisons de leur refus, en faisant preuve « de correction dans leurs échanges ».
