Fraîchement élu président de la Colombie, Abelardo de la Espriella a partagé une solution radicale afin d’éloigner de la société, pour de bon, les détenus les plus dangereux du pays en les envoyant sur des navires en pleine mer.
Le 7 août dernier, les Colombiens ont élu un nouveau président, en la personne d’Abelardo de la Espriella, soutenu par le parti d’extrême-droite. Novice en politique, il a surtout derrière lui une riche carrière d’avocat politique et d’homme d’affaires, possédant également les nationalités italienne et américaine.
Partisan d’une lutte frontale contre les cartels de narcotrafiquants, en association avec les Etats-Unis, le président de la Colombie s’illustre surtout avec ses positions radicales. Lors d’une réunion de sécurité, il aurait ainsi relancé une idée sur un projet bien précis, selon une source au ministère de la Défense à l’AFP.
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Un projet irréalisable ?
Abelardo de la Espriella souhaiterait envoyer les détenus les plus dangereux du pays sur des navires en pleine mer, afin d’éviter les risques d’évasion et de limiter les contacts au maximum avec le monde extérieur.
Cependant, selon des organisations de défense des droits humains, ce type de détention viole les garanties individuelles des prisonniers. Les voies juridiques pourraient difficiles à contourner sur cet épineux sujet pour le nouveau président colombien.
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En 2007, le président de droite de l’époque, Alvaro Uribe, avait enfermé des barons de la drogue sur des bateaux sur l’Atlantique et le Pacifique, avant leur extradition vers les Etats-Unis.
En Belgique, face à la surpopulation carcérale, le gouvernement a étudié l'installation d'une barge pour environ 300 détenus, un projet complexe qui se heurte à des obstacles juridiques et logistiques.
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Enfin, au Royaume-Uni, le gouvernement avait ouvert une barge d'hébergement pour loger les demandeurs d'asile, appelée le "Bibby Stockholm" en 2023. Pouvant accueillir 500 personnes, la barge a été qualifiée de "bateau prison" par les ONG qui ont dénoncé les conditions d'hébergement très critiques, entre surpopulation et confinement. Ce centre flottant d'hébergement a été évacué et fermé à peine un an plus tard.
