Son voisin de 61 ans le «harcèle» en écoutant Mike Brant à longueur de journée... il l'attaque en justice

Un homme vient d'être jugé dans le Nord pour avoir harcelé son voisin, dont le seul tort était d'écouter de la musique à longueur de journée. Précisions.

Si la majorité des conflits de voisinage se règle à l'amiable, certaines situations peuvent néanmoins s'envenimer et se terminer devant un tribunal.

Dans certaines affaires, la justice doit même se prononcer sur des querelles aussi improbables qu'épineuses, qu'il faut savoir traiter avec tact, fermeté et impartialité, y compris quand ces dernières prêtent à sourire.

Ce fut notamment le cas la semaine dernière, à Lille, où la justice a dû arbitrer un différend pas banal entre voisins.

Deux voisins en conflitCrédit photo : iStock

Au tribunal pour avoir écouté… Mike Brant en boucle

Un homme de 61 ans, originaire de Wambrechies (Nord), a été jugé le 24 mars dernier après avoir été poursuivi par son voisin qui se plaignait d'avoir été harcelé. Jusqu'ici, rien d'exceptionnel dans une cour de justice, sauf que ce harcèlement en question n'était qu'une... chanson de Mike Brant, que le prévenu écoutait à longueur de journée.

Fan inconditionnel du chanteur israélien, décédé en 1975, l'accusé écoutait en effet en boucle le tube « Laisse-moi t’aimer », sorti il y a 56 ans. Une habitude qui n'a pas été du goût de son voisin, lequel a fini par porter plainte, après 9 mois d'un conflit qui a parfois dégénéré en insultes.

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Avant de se rendre à la police, le plaignant avait pris soin de lancer une pétition, qui avait recueilli dix signatures. Mais rien n'y a fait. Démuni, il a alors décidé de porter l'affaire en justice.

Façade d'un palais de justice françaisCrédit photo : iStock

Lors de son audience, l'accusé s'est défendu de tout harcèlement en affirmant qu'il voulait « juste écouter (son) chanteur préféré ». Il a toutefois reconnu avoir eu une « attitude malhonnête ». « Ce n'est pas un délit d'écouter Mike Brant », a par ailleurs déclaré son avocat qui a souligné que le mot harcèlement était inapproprié.

« Il n'est pas toujours très aimable mais ça n'en fait pas un délinquant », a ajouté ce dernier, plaidant la « faute civile et non pas pénale ».

Une ligne de défense qui a manifestement convaincu, puisque l'accusé a été relaxé. Certainement échaudé par cette affaire, ce dernier a néanmoins déménagé.

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Au sujet de l'auteur :

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.