À 28 ans, il travaille bénévolement dans une ferme contre un logement et de la nourriture

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Dans le Morvan, un jeune homme de 28 ans a décidé de quitter le monde salarial et de travailler dans une ferme contre un logement et de la nourriture. Un mode de vie atypique qu’il ne regrette pas.

Crédit photo : iStock

Thomas Vivet est un homme de 28 ans qui a complètement changé de mode de vie. Quand il était plus jeune, il a passé une année à étudier la philosophie à l’université, avant de devenir boulanger chez les Compagnons du Devoir, une formation qui lui a beaucoup apporté.

“Ils m’ont beaucoup appris, autant sur le plan humain que celui du métier, confie-t-il. Chez les Compagnons, j’ai découvert que ce qui nous affranchit en tant qu’êtres humains, c’est la connaissance et le savoir-faire. Avec le climat anxiogène dans lequel on se trouve, savoir faire sa nourriture, c’est libérateur, au-delà d’une libération matérielle.”

Il ne gagne pas d’argent

Aujourd’hui, Thomas a quitté le monde salarial puisqu’il travaille bénévolement dans une ferme contre un logement et de la nourriture. Il ne gagne pas d’argent, ce qui lui convient parfaitement. Depuis un an, il prête main forte à un apiculteur qui se reconvertit dans l’agroforesterie, une association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle agricole.

“Je ne compte pas sur ma retraite ou sur d’autres aides. Je compte plutôt sur ma capacité à apprendre comment produire de la nourriture autour de moi. C’est un travail qui n’en est plus vraiment un, à partir du moment où tu es dehors, tout en faisant quelque chose qui a pleinement du sens pour toi”, explique-t-il.

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La raison d’un tel choix ? Thomas souhaite vivre en accord avec ses principes. Sans diplôme, il pense que son travail l’enrichit professionnellement parlant. Bien qu’il ne ressente pas de privations, il réfléchit avec son hôte à un moyen d’accéder à “des services de base qui passent par l’argent” pour se payer certaines choses, comme un abonnement téléphonique.

Source : L'Obs
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Au sujet de l'auteur : Céline Gautier

Journaliste