Arnaquée par un faux technicien Microsoft, elle se fait voler 54 500 euros, sa banque refuse de la rembourser

En Suisse, une retraitée s’est récemment fait arnaquer par un faux technicien Microsoft, qui lui a volé 54 500 euros. Malheureusement, l’argent reste introuvable et sa banque refuse de la rembourser.

Pour arnaquer leurs victimes, les escrocs n’hésitent plus à se faire passer pour des personnes qu’ils ne sont pas. Ainsi, ils prennent l’identité de quelqu’un d’autre pour soutirer de l’argent, comme ces faux pompiers qui demandent 300 euros à leurs cibles.

Dans certains cas, les arnaqueurs peuvent voler une grosse somme d’argent. C’est par exemple ce qui est arrivé à cette femme âgée de 82 ans qui s’est fait arnaquer par un faux conseiller au téléphone qui lui a soutiré 268 000 euros.

Elle se fait voler 54 500 euros

Un fait similaire a récemment eu lieu en Suisse. Tout commence lorsque Yvonne (le nom de la personne a été modifié pour garantir l’anonymat) a rencontré un bug sur son ordinateur. L’écran de l’appareil s’est figé et un message d’alerte Microsoft est apparu avec le numéro de téléphone suivant : 022 539 16 22.

Une femme âgée inquiète devant son ordinateurCrédit photo : iStock

Désespérée, et croyant contacter l’entreprise Microsoft, Yvonne a appelé le numéro. Elle a alors parlé à un homme qui s’est présenté comme un technicien de l’entreprise et qui lui a affirmé qu’il allait l’aider à résoudre son problème.

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Mais comme le rapporte le média suisse Beobachter, il s’agissait d’un faux technicien qui était en réalité un escroc. Celui-ci a manipulé Yvonne au téléphone pendant plusieurs heures, jusqu’à la convaincre d’acheter un antivirus à 79,80 francs suisses, soit 87,09 euros. Pour effectuer l’achat, Yvonne s’est connectée à sa banque en ligne, la Banque Migros. Cependant, le faux technicien a réussi à prendre le contrôle de son appareil à distance et a vidé son compte épargne, lui volant 50 000 francs suisses (54 500 euros).

Un remboursement refusé

En découvrant la supercherie, Yvonne a contacté la police ainsi que sa banque. Les forces de l’ordre ont fait des recherches et ont découvert que l’argent avait été envoyé sur des comptes suisses appelés “money mules”, des comptes intermédiaires mis à disposition des criminels qui permettent de transférer de l’argent dans d’autres pays, en l’occurence au Congo.

Une femme utilise le clavier de son ordinateurCrédit photo : iStock

Deux détenteurs de ces “money mules” ont été retrouvés. L’un, mineur, a été acquitté tandis que l’autre a été condamné à verser 1 080 euros d’amende. Mais malgré ces condamnations, Yvonne n’a pas récupéré son argent, qui est introuvable. Sa banque refuse de la rembourser, ce qu’elle juge inadmissible.

“Sans aucun contrôle ni demande, ma banque a effectué des paiements à partir de mon compte d’épargne-retraite, à partir duquel je n’effectue normalement aucun paiement. Je pense que la banque a une part de responsabilité et qu’elle a négligé son devoir de diligence”, estime Yvonne.

De son côté, la Banque Migros rejette toute responsabilité et rappelle que les détenteurs des comptes doivent protéger leurs données, et que la banque n’est pas tenue de vérifier et de valider chaque transaction. Yvonne a donc malheureusement perdu toutes ses économies.

Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News). Passionnée par la transmission d'informations fiables, je mets mon analyse au service d'un traitement de l'info à la fois engagé et sourcé.