Si vous avez du mal à supporter la canicule dans votre logement, la loi prévoit des alternatives aux locataires par le biais de démarches réalisées auprès de votre propriétaire.
Cette semaine, le solstice d’été n’a jamais aussi bien porté son nom. Les températures caniculaires sont constantes depuis plusieurs jours déjà. Si les solutions pour supporter la canicule sont nombreuses, la durabilité d’un tel climat pourrait changer la donne dans notre adaptation quotidienne.
La question se pose alors sur la fiabilité de votre logement, sur la façon dont il va vous épargner ce climat pesant et étouffant qui s’imprègne à l’intérieur. Dans ce cadre, la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de louer un logement "décent", ne présentant pas de risques pour la santé du locataire.
La loi Climat et Résilience de 2021 a intégré le confort thermique d’été comme composante permanente de cette décence : un logement dépassant régulièrement 28 °C la nuit, ou dont la température intérieure ne s’écarte pas de plus de 2 °C de l’extérieur, peut désormais être problématique. Pourtant, aucun seuil maximal contraignant n’est fixé par la loi : le locataire reste tenu de payer son loyer, sauf décision judiciaire explicite.
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S’il l’estime justifié, le locataire peut adresser une mise en demeure écrite à son bailleur, en joignant relevés de température, diagnostic de performance énergétique (DPE) et preuve d’absence de réponse.
Une nouvelle proposition de loi déposée l'été dernier
L’ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement) propose une aide gratuite en ligne pour identifier le recours adapté à chaque situation. Sans réaction du bailleur, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection, sans avocat obligatoire pour les litiges inférieurs à 10 000 euros.
Dans ce cadre, le locataire pourra obtenir des travaux sous astreinte (à raison de 50 à 100 €/jour de retard), une réduction de loyer rétroactive et des dommages-intérêts pour trouble de jouissance, notion juridique désignant l’impossibilité de profiter normalement de son logement.
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Si un équipement mentionné au bail, à l’instar d’une climatisation, par exemple, est en panne, le bailleur est tenu de le réparer sous 30 jours après mise en demeure, sous peine de réduction de loyer automatique.
En juin 2025, des députés de huit groupes politiques ont déposé une proposition de loi transpartisane "Zéro logement bouilloire" visant à interdire la location de logements dépassant régulièrement 26 °C la nuit et 28 °C le jour. Au regard de la hausse des températures qui pourrait s'accentuer à l'avenir, cette loi pourrait "refroidir" de potentiels bailleurs et donc la disponibilité des logements. Depuis août 2022, un bailleur ne peut déjà plus augmenter le loyer d’un logement classé F ou G au DPE.
