Il est viré après 23 ans de bons et loyaux services à la SNCF pour une erreur de... 25 € dans sa caisse

Le serveur d'un wagon-bar SNCF a été licencié pour une erreur, en apparence anodine, après plus de 20 ans de bons et loyaux services. Récit.

Une simple bourde sans conséquence lui aura coûté son poste !

Après plus de 23 ans d'ancienneté et des états de service irréprochables, un salarié travaillant pour la SNCF a pourtant été licencié par sa hiérarchie pour une légère erreur de caisse. Un licenciement pour faute grave que l'intéressé a contesté.

Logo de la SNCFCrédit photo : iStock

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Licencié pour une simple erreur de caisse, après 23 ans d'ancienneté

Racontée par nos confrères du JDN, cette histoire remonte au 2 juin 2023. À l'époque, un employé de 56 ans, que nous appellerons Gustave, est brutalement licencié par son employeur, sous-traitant de la SNCF.

Serveur dans les fameux wagons-bars des trains, l'homme, en poste depuis 1999, apprend son renvoi à sa descente du train, après une journée de travail somme toute banale. À peine a-t-il posé le pied sur le quai de la gare que le quinquagénaire reçoit en effet sa convocation pour un entretien préalable à son licenciement, pour faute grave.

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Son erreur fatale aurait été commise le jour même, à bord du train. Gustave l'ignore alors mais il vient, en réalité, d'être la victime d'une inspection pour le moins sournoise.

Quelques heures plus tôt, il a ainsi fait l'objet d'un contrôle surprise (comme il est de coutume dans sa profession), réalisé par deux personnes se faisant passer pour des clients. Lors de cette inspection, les contrôleurs, eux-mêmes employés de sa société, lui passent une commande d'une valeur de 25 euros. Gustave s'exécute mais oublie de leur fournir un reçu. Pointilleux, les contrôleurs estiment alors qu'il n'a pas bien fait son travail en omettant d'enregistrer la transaction. Le duo en réfère immédiatement à sa hiérarchie, sans prévenir l'employé, dénonçant une irrégularité de 25 euros dans la caisse.

En descendant du train, quelques instants plus tard, Gustave apprend donc sa mise à pied à titre conservatoire, ainsi que sa convocation à l'entretien préalable. Un vrai coup de massue pour l'employé, qui faisait pourtant « partie des meilleurs vendeurs de son secteur et n'avait reçu aucune sanction disciplinaire ni commis la moindre irrégularité », durant ses 23 années de service.

Wagon bar de la SNCFCrédit photo : iStock

Furieux et désireux de ne pas en rester là, il décide alors de contester son licenciement aux prud'hommes en dénonçant un contrôle tronqué. Son avocat pointe notamment du doigt le fait que la procédure aurait dû être effectuée en présence d'un contrôleur extérieur à l'entreprise, garantissant ainsi l'impartialité de la démarche, comme le prévoit la loi. Ce qui n'a pas été le cas.

Convaincue par cette ligne de défense, la juridiction prud'homale a finalement déclaré le licenciement caduque en septembre 2025, ordonnant à l'employeur de Gustave de le réintégrer. La société a depuis fait appel de la décision.

Mathieu D'Hondt

Au sujet de l'auteur :

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.