Ils pensaient que leur enfant de 4 ans avait la grippe, mais c'était bien plus grave et cela s'est terminé par une amputation

Un petit garçon a récemment subi une amputation en raison d’une grave infection. Récit.

C’est une expérience traumatisante !

Megan et Ben Crenshaw, un couple originaire de l’Indiana (États-Unis), ont eu la douleur de voir leur fils être amputé de sa jambe droite après avoir développé une très grave et rarissime infection.

Un véritable choc pour les parents qui croyaient au départ que leur enfant ne souffrait que d’une simple grippe, puisqu’il s’agissait du premier diagnostic émis par les médecins l’ayant pris en charge. Si le petit garçon a heureusement survécu, sa vie ne sera désormais plus jamais pareille.

Ils croient que leur fils a la grippe mais sa maladie est beaucoup plus grave

Le cauchemar a commencé début janvier lorsque le petit Bryson a commencé à avoir de la fièvre. Ne cédant pas à la panique, Megan a d’abord calmé et soigné son fils avec les médicaments à disposition, comme n’importe quelle mère l’aurait fait.

Mais lorsque la fièvre a soudainement grimpé et que le rythme cardiaque de l’enfant s’est emballé, les parents ont décidé de l’emmener directement aux urgences.

« Il était allongé sur ma poitrine et j’avais l’impression que son cœur était sur le point d’exploser (…) je me suis dit ‘Ok, il faut y aller (à l’hôpital)’ », se souvient Ben Crenshaw, interrogé par la chaîne ABC.

Une fois à l’hôpital, Bryson a immédiatement été pris en charge par les urgentistes qui ont d’abord rassuré Megan et Ben, en diagnostiquant une simple grippe.

Mais en voyant l’enfant boiter légèrement de la jambe droite, ces médecins ont commencé à s’inquiéter de l’état de Bryson et l’ont transféré à l’hôpital Riley pour enfant, situé à Indianapolis, à environ une heure de route du domicile des Crenshaw.

Crédit photo : Mike Dickbernd / Riley Children's Health

Crédit photo : Mike Dickbernd / Riley Children's Health

À peine arrivé, le petit garçon, qui commençait à avoir la jambe droite rouge et enflée, a immédiatement été pris en charge.

Et là stupeur, les médecins lui ont diagnostiqué une fasciite nécrosante, une infection bactérienne rare, plus connue sous le nom de « bactérie mangeuse de chair ».

Se contractant le plus souvent par une plaie sur la peau, celle-ci se répand très vite et peut entraîner la mort.

Bryson a subi une première intervention chirurgicale en urgence lors de laquelle les médecins lui ont retiré « une partie de l’intestin grêle et du côlon, ainsi que l’appendice, car l’infection avait causé la mort des tissus », explique Megan.

« Nous n’arrivions pas à comprendre. Lorsque nous sommes arrivés à Riley, il y avait tellement de gens qui se précipitaient, qui nous parlaient, qui voulaient des informations (…) tous les médecins nous disaient : ‘votre fils est l’enfant le plus malade de l’hôpital en ce moment’. Nous ne nous attendions même pas à ce qu’il survive les premiers jours tellement il était malade », poursuit la mère de famille.

Finalement, le garçon va déjouer les pronostics en survivant, non sans avoir subi une douzaine d’interventions, selon sa mère. Lors de l’une de ces opérations, il a hélas été amputé au-dessus de la jambe droite.

Désormais hors de danger, Bryson - qui a passé 55 jours à l'hôpital - va devoir s’habituer à sa nouvelle vie avec une longue rééducation. Il devrait rapidement bénéficier d’une prothèse de jambe.

Quant à ses parents, ils souhaitent aujourd’hui sensibiliser l’opinion sur cette dangereuse bactérie.

« Je ne voudrais pas que cela arrive à un autre enfant », conclut Megan.

Source : ABC
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Au sujet de l'auteur : Mathieu D'Hondt

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.