À l’avenir, les agents de la RATP et de la SNCF possèderont un pistolet à impulsion électrique afin d’assurer la sécurité dans les transports.
Assurer la sécurité dans les transports
Il y aura bientôt du changement dans les transports ferroviaires. Cette fois-ci, il ne concerne pas les usagers, mais les agents de la sûreté RATP et SNCF.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé un nouveau décret sur le plateau de Bonjour ! La Matinale TF1. Il porte sur l’expérimentation de l’usage du pistolet à impulsion électrique pour les agents de la police ferroviaire. Le décret fait suite à la loi Tabarot promulguée en avril 2025 « sur la sécurité des transports. »
Cette mesure vise à élargir le domaine de compétences des agents. Elle doit leur permettre « d'intervenir, de saisir des armes, de pouvoir être beaucoup plus opérationnels, parce qu'ils sont formés pour, compétents pour et qu'il faut leur donner les moyens », selon le ministre.
Une expérimentation sur trois ans
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Cette proposition de loi avait été adoptée en urgence en février 2024 de façon à pouvoir entrer en vigueur durant les Jeux olympiques de Paris. Cette loi a un but bien précis, rappelle Philippe Tabarot :
« Il y a une réponse proportionnée aux multiples attaques qui surviennent dans les transports. »
Face aux inquiétudes que soulève cette loi, notamment sur l’atteinte aux libertés individuelles, le ministre a rassuré en affirmant que « l'utilisation des Tasers peut être une bonne réponse ». Le décret stipule également que les agents auront le droit de procéder à des palpations sans attendre la réponse du préfet.
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Le décret précise bien qu’il s’agit d’une expérimentation. Malgré tout, elle devrait être mise en place « progressivement. » Pour le moment, « 10% des agents de la police ferroviaire » seront équipés de pistolet à impulsion électrique « dans les semaines à venir, soit 300 à 400 agents. » L’objectif est ensuite que l’ensemble des agents puissent bénéficier de cette arme qui, on le rappelle, est non létale.
L’expérimentation doit durer trois ans à compter de l’entrée en vigueur du décret.
