Retenue contre son gré par une femme qui en avait fait une esclave domestique, une jeune Américaine a été libérée. Récit.
Son calvaire aura duré un quart de siècle !
Séquestrée et réduite en esclavage pendant 25 ans dans le sud-ouest de l'Angleterre, une quadragénaire britannique a raconté les sévices qu'elle avait subis dans une lettre à la fois bouleversante et édifiante. Un témoignage qui fait froid dans le dos.
Arrêtée et jugée, la femme à l'origine de ces mauvais traitements vient d'être condamnée à 13 ans de prison.
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Séquestrée et réduite en esclavage pendant 25 ans
Le cauchemar de la victime a débuté en 1995 alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente, raconte le site LadBible.
Âgée à l'époque de 16 ans, cette femme - dont l'anonymat a été préservé - a d'abord été placée par les services sociaux chez une certaine Amanda Wixon, à Tewkesbury, dans le Gloucestershire. Mère de 10 enfants, celle-ci s'est rapidement montrée impitoyable avec l'adolescente qu'elle a ensuite retenue prisonnière dans sa cave et utilisée comme « esclave domestique ».
Ainsi pendant 25 ans, la jeune fille a connu l'enfer de la séquestration, des mauvais traitements et du travail forcé. Ce n'est qu'en 2021, grâce à l'intervention de l'un des enfants d'Amanda Wixon, qu'elle a enfin pu être libérée du joug de cette dernière. Jugée en janvier dernier par la justice britannique, la mère de famille tortionnaire, aujourd'hui âgée de 56 ans, a finalement écopé de 13 ans de prison.
Après ce verdict, sa victime a décrit l'abominable quotidien qu'elle a vécu durant toutes ces années, à travers une lettre poignante. Elle y évoque notamment le « traumatisme et les cauchemars » qui continuent de la hanter et détaille les sévices infligés par celle qu'elle surnommait « la sorcière ».
« Pendant 25 ans, j’ai vécu dans la peur, sous le joug et les mauvais traitements. On me traitait comme si ma vie, ma liberté et ma voix n’avaient aucune importance », raconte-t-elle ainsi dans cette lettre.
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Durant sa captivité, la victime a été régulièrement battue et frappée avec un manche de balai et son visage aspergé d'eau de Javel à plusieurs reprises. En guise de nourriture, elle n'avait droit qu'aux restes de repas de la famille et vivait dans une pièce aussi minuscule qu'insalubre, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus.
Cette femme, qui a pu reprendre des études malgré un profond trouble de l'apprentissage, explique enfin qu'elle vit désormais au sein d'une famille d’accueil, qui l’aide à se reconstruire.
