Au micro de TF1, l'une des victimes du « gourou de la maison de l’horreur » a raconté le calvaire qu'elle a vécu pendant 20 ans. Un récit glaçant.
Le 19 novembre 2025, Makhete Mare, un homme polygame de 45 ans, était condamné à 30 ans de prison pour avoir instauré, durant des années, un véritable régime de terreur au sein de sa famille élargie, faisant subir à cette dernière des violences physiques et pyschologiques inouïes.
Surnommé « le gourou de la maison de l’horreur », ce quadragénaire, décrit comme un « pervers narcissique », était accusé de mulitples viols et d'emprise sur ses compagnes ainsi que d’actes de torture et de barbarie sur ses 2 plus jeunes enfants, âgés d'à peine 1 an et demi.
Des sévices commis dans le huis-clos de la maison familiale située à Nogaro, dans le Gers, comme l'a raconté l'une de ses victimes, qui est sortie du silence. Un témoignage à la fois bouleversant et édifiant.
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Suzanne, victime du « gourou de la maison de l’horreur » live un récit glaçant
Ayant souffert des terribles violences infligées par le gourou pendant 20 ans, Suzanne, âgée de 25 ans, a accepté d'évoquer ses douloureux souvenirs sur TF1, livrant ainsi aux téléspectateurs un récit glaçant.
Invitée de l'émission « Sept à huit » ce dimanche 25 janvier, cette dernière s'est en effet confié sur le calvaire qu'elle a vécu, au micro d'Audrey Crespo-Mara.
À 24 ans, Suzanne raconte les 20 années d’emprise et de violences infligées par le compagnon de sa mère, celui qu’on a surnommé "le gourou de la maison de l’horreur de Nogaro".
— Sept à Huit (@7a8) January 24, 2026
Elle est "Le Portrait de la Semaine" d'@audrey_crespo, dimanche à 19h30 sur @TF1, en replay @tf1plus. pic.twitter.com/kKnmdYZoOT
« La première violence qui m’a marquée, c’est quand il m’avait prise pendant une heure, assise en face de lui parce qu’il voulait absolument me dominer », a-t-elle d'abord expliqué, racontant avoir reçu de nombreux coups de la part du gourou qui la frappait avec des... tuyaux d’arrosage, « qu’il coupait pour en faire des martinets ».
Suzanne dit avoir vécu chaque jour de son enfance « avec la peur de mourir ». Une angoisse qui a provoqué, chez elle un développement anormal du seuil de tolérance aux violences. « On s’habitue à la douleur et on sait prendre les coups », a-t-elle déclaré avant d'évoquer les tortures innommables infligées à sa mère.
« Il la frappait avec des coups de ceinture. Il lui a mis un coup de tête et ça lui a fendu le crâne. J’ai vu ma mère tomber en face de moi, pleine de sang », s'est-elle ainsi remémorée, non sans émotion.
Suzanne a également raconté comment ce gourou exerçait des violences sur ses autres femmes et surtout ses nombreux enfants, notamment les deux plus jeunes.
« Ils avaient 8 mois. Il a commencé à les frapper, les noyer, les enfermer dans une chambre… C’était l’horreur ! (...) Je me sentais impuissante, perdue. J’avais mal car mes petits frères, c’est toute ma vie (...) Ma mère dit que c’est un fou et un malade mental » (Suzanne, victime du « gourou de la maison de l’horreur »
La jeune femme et sa maman ont finalement réussi à fuir la « maison de l’horreur » quelques années plus tard, suite à une intervention des services sociaux et des gendarmes au domicile du gourou.
Jugé pour 22 chefs d’accusation, dont des faits de viols aggravés et d’actes de torture, ce dernier a donc été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, dont les deux-tiers de sûreté. Un procès auquel ont assisté Suzanne et sa mère qui ont « fondu en larmes » en voyant leur bourreau.
Désormais sooulagée de savoir ce gourou hors d'état de nuire, la jeune femme, qui a trouvé l'amour, entend se reconstruire et tirer un trait sur son passé douloureux.
