Trois femmes, accusées d'avoir agressé sexuellement un homme alors qu'il était inconscient, ont été acquittées. Récit.
Certains se demanderont, sans doute, quel aurait été le verdict si les rôles avaient été inversés.
Nul ne le sait, mais une chose est certaine, l'affaire et son jugement risquent de susciter de vifs débats.
Trois femmes, accusées d'avoir agressé sexuellement un homme inconscient, à l'aide d'un sextoy, ont été acquittées, faute de preuves suffisantes.
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Accusées d'avoir agressé sexuellement un homme inconscient, elles sont acquitées
Relatée par le média néo-zélandais Stuff, cette affaire complexe a été jugée ce mardi 28 avril par le tribunal de Timaru, ville située au sud de la région de Canterbury, en Nouvelle-Zélande.
Les trois accusées, âgée de 32 ans, ont été acquittées des accusations d'agression sexuelle, mais l'une d'entre elles, qui avait plaidé coupable pour avoir diffusé des photos ainsi qu'une courte vidéo des faits sans le consentement de la victime, reste néanmoins poursuivie. En détention préventive jusqu'au procès, cette dernière a finalement été libérée sous caution, jusqu'au 19 juin prochain, date à laquelle sa sentence définitive lui sera communiquée.
Les trois femmes étaient suspectées d'avoir agressé sexuellement un homme avec un sextoy, alors que ce dernier était inconscient. Dans son réquisitoire, le procureur de la Couronne, en charge de l'affaire, avait notamment indiqué « que les photographies (constituaient) une preuve irréfutable que la victime (avait) été agressée sexuellement alors qu'elle était inconsciente ».
Mais les clichés, sur lesquels on distinguait bel et bien des objets sexuels disposés sur la victime, ne prouvaient manifestement rien, si ce n'est une tentative d'humiliation.

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C'est d'ailleurs la ligne de défense choisie par les avocats des accusées, qui ont plaidé pour un acte, encouragé par l'effet de groupe, visant à humilier le plaignant. Ce dernier n'est autre que l'ancien petit ami de l'une des trois femmes.
« Les photographies ne permettent absolument pas d’étayer l’allégation du plaignant selon laquelle il aurait été gravement agressé », a déclaré l'un des avocats de la défense, Ron Mansfield, qui a poursuivi en ajoutant que les clichés « prouvent à quel point le plaignant a exagéré l'impact de cette farce sur lui ».
Il affirme également qu'il s'agissait d'une « plaisanterie bon enfant » et que ces accusations sans fondement n'étaient qu'une vaine tentative de représailles, menée par le plaignant contre son ex-compagne.
Les avocats des trois femmes ont par ailleurs indiqué que la victime avait, par le passé, « menacé de détruire (son ex-petite amie, n.d.l.r) ».
Malgré les réquisitions, le jury s'est finalement rangé derrière les arguments de la défense, déclarant les accusées non coupables d'agression sexuelle.
