Soldes : voilà pourquoi il faut toujours laver vos vêtements neufs avant de les porter

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Alors que les soldes d'hiver viennent de commencer, on vous explique pourquoi il est vivement recommandé de laver les vêtements neufs avant de les porter.

Ça n’aura échappé à personne et surtout pas aux « fashion addict », les soldes de janvier ont démarré depuis hier et nombreux sont ceux qui vont arpenter les magasins à la recherche de bonnes affaires.

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Et lorsque vous tomberez sur un article parfait à un prix défiant toute concurrence, nul doute que la tentation sera grande de l’enfiler immédiatement pour l’étrenner avec fierté. Sachez pourtant qu’il s’agit d’un réflexe à oublier car cela pourrait bien avoir des conséquences néfastes pour votre santé, et notamment votre peau.

Il n’est pas rare en effet que certaines personnes constatent l’apparition de plaques rouges sur leurs bras ou leurs épaules, quelques heures après avoir passé un vêtement neuf.

Le 4 juillet 2018, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publiait d’ailleurs un rapport dans lequel elle indiquait que « des cas d’allergies et d’irritations cutanées en lien avec des vêtements ou des chaussures ».

C’est la raison pour laquelle l’agence recommande vivement aux consommateurs de laver tous les vêtements neufs susceptibles d’entrer en contact avec la peau, avant leur premier usage.

Crédit photo : Have a nice day Photo / Shutterstock

Les vêtements neufs doivent être lavés avant d’être portés

Dans le rapport de l’Anses, il est expliqué que des substances chimiques, identifiées comme telles, se trouvaient dans les chaussures et vêtements neufs et que ces dernières pouvaient être à l’origine d’irritations et d’allergies.

Des analyses ont été menées à partir d’un échantillonnage de plusieurs articles neufs récoltés dans des points de ventes, visés par des plaintes de clients ayant souffert de problèmes de peau suite à leur achat.

Et le résultat est sans appel !

« Ces analyses ont permis d’ajuster les familles de substances chimiques à rechercher et de confirmer entre autres la présence de nonylphénols (des perturbateurs endocriniens ndlr), de nonylphénols éthoxylates ou encore de formaldéhyde (une substance cancérigène). Elles ont également permis d’identifier des substances non analysées en routine, pouvant entraîner des dermatites de contact telles que la paraphénylènediamine (PPD ndlr) ou des dérivés organostanniques, ou des colorants azoïques », peut-on lire ainsi dans le rapport.

Crédit photo : spass / Shutterstock

L’agence nous apprend par ailleurs que des articles portés par une trentaine de patients d’allergologues, sont susceptibles d’être à l’origine de leurs réactions cutanées. Dans le viseur, le benzidine (cancérogène), le chrome 6, le nickel, la résine4-tert-Butylphenolformaldehyde, le PTBP (cancérogène) et le colorant azoïque, très utilisé en teinturerie par les professionnels du secteur textile.

Partant de ce constat, l’Anses recommande notamment aux autorités compétentes d’abaisser le seuil réglementaire de chrome 6 dans les articles en cuir.

Elle demande également aux responsables de la mise sur le marché textile de s’assurer, auprès des fournisseurs, que les vêtements autorisés ne contiennent pas de produits irritants et qu’ils sont dépourvus de substances CMR (Cancérigène, Mutagène et toxiques pour la Reproduction).

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