Des scientifiques pensent avoir résolu l'énigme du monstre du Loch Ness

Mythe légendaire, le monstre du Loch Ness continue de fasciner les scientifiques qui tentent de trouver une réponse logique à l’existence de cette créature que personne n’a jamais vu.

Le monstre du Loch Ness a-t-il vraiment existé ? En Écosse, cette créature folklorique continue d’entretenir son mystère puisqu’il n’y a jamais eu de preuves de son existence. Ainsi, nombreux sont les chercheurs à tenter de donner une explication scientifique à ce phénomène, dont le mythe persiste depuis des siècles.

En 2020, une équipe de chercheurs de l’Université néo-zélandaise d’Otago avait étudié les eaux du lac à travers 250 échantillons. Ils avaient pu notamment extraire 500 millions de séquences d’ADN, qu’ils avaient comparé à plusieurs bases de données du vivant.

Le Loch Ness en ÉcosseCrédit photo : iStock

Ainsi, ils ont pu identifier environ 3 000 espèces peuplant le lac, mais une espèce en particulier a retenu leur attention : des anguilles, un poisson longiligne. Le généticien directeur de l'étude, Neil Gemmell, avait donc déclaré qu'il était "plausible" qu'il ait eu, ou qu’il y ait encore, dans le lac de "très grosses anguilles".

Alors, le monstre du Loch Ness serait-il une anguille incroyablement géante ? Une nouvelle étude statistique publiée en juillet 2023 sur JMIRxBio (non revue par des pairs) jette un doute sur la théorie de l'anguille.

Pas d’anguille sous roche ?

À l’origine de l’étude, le spécialiste en analyse de données Floe Foxon a utilisé des estimations précédentes de la taille du monstre pour prédire la probabilité de rencontrer une anguille de taille similaire dans le Loch Ness ou d'autres plans d'eau douce en Europe. Sa conclusion est que l'hypothèse ne tient pas.

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Une anguilleCrédit photo : iStock

En effet, la taille maximale des espèces d'anguilles identifiées dans la région est de 0,9 mètre. Les chances de trouver des anguilles de plus d'un mètre seraient, selon ses calculs, d'1 sur 50 000, sachant que physiologiquement, elles ne peuvent pas dépasser 1,3 mètre.

Que dire alors d'une anguille de 2,4 ou de 6 mètres, comme l'ont raconté les témoins qui pensent avoir vu la créature mythique ? Les chances d’en croiser une sont... pratiquement nulles. Il estime ainsi que la théorie de l'anguille géante peut ainsi être démystifiée.

"Tout en reconnaissant la présence potentielle de grandes anguilles dans le loch, l'étude conclut que des considérations purement statistiques ne soutiennent pas l'existence d'anguilles exceptionnellement grandes"

Le monstre du Loch NessCrédit photo : iStock

Le monstre du Loch Ness va sans doute continuer d'entretenir les spéculations venues du monde entier, de faire partie des mystères les mieux gardés du pays.

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Au sujet de l'auteur :

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