Plusieurs communes de France ont fait le choix d’abandonner les zones de stationnement payantes. Les raisons sont multiples.
La fin des zones payantes ?
Depuis les élections municipales, les mairies de diverses communes ont pris des mesures concernant le stationnement payant. Il ne s’agit plus d’être sévère, mais indulgent en modifiant voire en supprimant les zones payantes. C’est une bonne nouvelle pour les habitants et les commerçants des villes concernées.
C’est notamment le cas à Annecy qui permet aux automobilistes de se garer gratuitement durant un temps limité, soit 30 minutes, quelle que soit la zone. Dans la commune de Les Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines, la mairie offre 1 heure 30 de stationnement gratuit. Ces zones bleues sont idéales pour les personnes qui font des courses rapides ou de courts arrêts sans avoir à payer.
Par ailleurs, Calais a fait le choix de supprimer le stationnement payant car le taux de vacance commerciale a chuté de 15% en quatre ans passant de 27 % à 12,5 %.
Des communes font le choix de privilégier les zones de stationnement gratuites
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Outre le besoin de simplifier le stationnement des habitants se pose aussi la question du coût des parcmètres. Pour mettre à jour ses parcmètres datant de 2004, Rosheim, dans le Bas-Rhin, aurait dû débourser 2 500 euros pièce. C’est bien trop pour des machines qui n’acceptent pas la carte bleue et qui ne rapportent que 25 000 euros par an à la commune. Idem pour Les Clayes-sous-Bois, citée précédemment, dont le coût total s’élevait à 100 000 euros.
Parmi les communes qui ont fait le choix du 100% gratuit sans limite de stationnement, on retrouve Jarville, près de Nancy. Des parcmètres avaient été installés en 2023 et suscité une vague de critiques de la part des habitants. La ville de Saint-Avold, en Moselle, n’a pas encore pris de décision définitive. Le stationnement payant est interrompu jusqu’en septembre prochain afin de mesurer l’impact des finances et la rotation des voitures durant cette pause.
Le choix des communes de Saint-Rémy-de-Provence et de Wimereux semble convaincre les habitants. Les zones payantes sont gratuites pour les résidents seulement mais restent payantes pour les visiteurs.
Enfin, Nice laisse 15 minutes aux automobilistes pour régler l’horodateur ou payer via l’application avant de verbaliser. Carnon quant à elle a réduit la période de redevance à deux mois, ajoute le site Comment ça marche. Ces idées pourraient-elles donner envie à d’autres communes de faire pareil ?
