Dans cet aéroport, filmer ou faire des photos peut vous conduire en prison

Dans le souci de ne pas effrayer les potentiels touristes, les autorités de Dubaï ont décidé de contrôler la communication autour de la sécurité concernant l’aéroport international, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les Emirats arabes unis font partie de territoires sensibles, sous la menace des frappes iraniennes. Dans un premier temps, de nombreux influenceurs installés à Dubaï n’ont pas hésité à se filmer dans la ville émirati pour documenter leur situation.

Soudainement, l’un des pays touristiques les plus sûrs au monde a perdu cette garantie de sécurité, ce qui a le don d’agacer les autorités qui craignent de voir une baisse radicale de l’économie du tourisme. Face à la diffusion de vidéos jugées anxiogènes, les autorités ont haussé le ton.

Des avions à l'aéroport international de DubaïCrédit photo : iStock

Le procureur général des Émirats a rappelé que la diffusion d'images non officielles « peut créer la panique et donner une fausse impression de la situation sécuritaire du pays ».

Ne pas créer d’effet anxiogène avec des images “non contrôlées”

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Ainsi, le 8 mars dernier, les autorités de Dubaï ont formellement interdit de filmer, photographier ou capturer des images dans l'enceinte de l'aéroport international de Dubaï (DXB), sous peine de poursuites pénales.

Cette décision fait notamment suite à un incident survenu près du terminal A de l'aéroport de Dubaï. Un drone de type Shahed-136, d'origine iranienne, aurait été intercepté à basse altitude. Des images de l'interception montrant un épais nuage de fumée ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, notamment via Al Jazeera English.

L'aéroport international de DubaïCrédit photo : iStock

Les autorités dubaïotes ont reconnu « un incident mineur provoqué par la chute de débris », tout en démentant l'existence d'un quelconque incident majeur. Une interruption temporaire des vols et une évacuation partielle des voies de circulation de l'aérodrome ont néanmoins été décidées.

Les contrevenants s'exposent à des amendes allant jusqu'à 50 000 euros, des peines d'emprisonnement, voire une expulsion du territoire. L'interdiction s'étend également aux zones opérées par Emirates et Flydubai, même pour un usage strictement personnel.

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Au sujet de l'auteur :

Journaliste et expert des médias digitaux avec plus de 15 ans d'expérience, Jeremy Birien collabore avec la rédaction de Demotivateur depuis plus de 10 ans. Diplômé de l'ISFJ avec un Master en Journalisme (Bac +5), il a forgé son expertise au sein de médias leaders tels que Melty et Jellysmack. Spécialiste des nouveaux formats d’information et ambassadeur voyage, il apporte son regard acéré et sa rigueur éditoriale pour décrypter l'actualité, les tendances de société et l'évasion. Son parcours académique et sa maîtrise historique de la ligne éditoriale de Demotivateur garantissent aux lecteurs une information vérifiée, pertinente et de haute qualité.