Deux chasseurs espagnols ayant pendu leur chien parce qu’il n’était pas « assez bon pour la chasse » ont été condamnés cette semaine pour leur acte de cruauté.
C’est une affaire de cruauté animale qui avait choqué l’Espagne.
En 2021, un chien de race podenco a vécu un véritable calvaire. Deux chasseurs ont estimé, « en riant et en buvant de la bière », qu’« il n’était pas bon pour la chasse » avant de le pendre puis de jeter son corps du haut d’une falaise.
Cinq ans après les faits, la justice a condamné les deux hommes pour cet acte barbare, rapporte le média ibérique Cadena Ser.
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Un chien pendu car jugé pas assez bon pour la chasse
Cette histoire glaçante remonte au 6 février 2021, sur la commune d’Almogía, dans la province de Malaga, en Andalousie.
Ce jour-là, un promeneur aperçoit les deux chasseurs en train de s’en prendre au chien avant de le pendre. Face à la situation, il contacte aussitôt la police environnementale espagnole.
Dépêchés sur les lieux, les agents tentent de retrouver l’animal, en vain. Une enquête est alors ouverte pour essayer de le localiser.
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Trois heures plus tard, un premier suspect est interpellé sur la route par la Guardia Civil. Positif à l’alcoolémie, le conducteur adopte un comportement agressif et menaçant envers les autorités.
Plus tard dans la journée, son comparse est arrêté à son tour. Contrairement à son compagnon de chasse, il reconnaît avoir tué leur chien, âgé d’un an et demi. Le corps du canidé est retrouvé en contrebas, dans un ravin.
Les chasseurs échappent à la prison
Ce mardi 26 mai, les deux prévenus ont été jugés pour leur crime, précisent nos confrères espagnols.
Alors que des associations de protection animale réclamaient une peine de 18 mois de prison ainsi que quatre ans d’interdiction d’exercer une fonction publique, le parquet espagnol avait, quant à lui, requis 11 mois d’emprisonnement.
À l’issue de l’audience, les deux parties sont parvenues à un accord prévoyant « l’application de la circonstance aggravante de cruauté, stipulée dans l’ancien article 337 du Code pénal », a indiqué le Parti animaliste Pacma.
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Faute d’antécédents judiciaires, les chasseurs n’iront pas en prison. Ils ont été condamnés à une interdiction de chasser et d’obtenir un permis de chasse pendant quatre ans, mais aussi de posséder des animaux durant cette période. Enfin, ils devront suivre une formation de sensibilisation au bien-être animal.
Une peine insuffisante mais nécessaire
Carmen Manzano, présidente du refuge pour animaux de Malaga, espère que cette condamnation fera jurisprudence, notamment en raison de l'obligation de suivre une formation en bien-être animal.
« Il est regrettable de constater l'insuffisance du Code pénal, hier comme aujourd'hui, mais malgré cela, nous nous réjouissons que les condamnations pour maltraitance animale commencent à se normaliser, que les crimes ne restent plus impunis et que nous puissions faire en sorte que les peines soient de plus en plus sévères », a-t-elle déclaré, citée par Cadena Ser.
