En Indonésie, un orang-outan en danger d’extinction a été aperçu pour la première fois en train d’utiliser un pont conçu pour éviter sa disparition.
Une bonne nouvelle pour la faune sauvage !
Pour la première fois, un orang-outan de Sumatra a été filmé en train d’emprunter une passerelle spécialement construite pour permettre aux animaux sauvages de traverser une route goudronnée en toute sécurité, ont annoncé des associations de la protection de la nature.
Les spécialistes rappellent qu’il s’agit d’une avancée cruciale pour cette espèce en danger critique d’extinction, rapporte AP.
« Ces ponts permettent aux orangs-outans de se déplacer, de se rencontrer et de maintenir des populations en bonne santé », a déclaré le défenseur de l’environnement Erwin Alamsyah Siregar.
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« Le moment que nous attendions »
Sur des images partagées lundi 27 avril, on voit un jeune mâle s’agripper aux cordes de la structure. À mi-chemin, il s’arrête un instant, comme pour observer les environs, avant de poursuivre sa progression en se balançant dans la canopée.
« C’était le moment que nous attendions. Nous sommes très reconnaissants que cette passerelle dans la canopée apporte des bénéfices aux efforts de conservation des orangs-outans », a déclaré Erwin Alamsyah Siregar, directeur exécutif du groupe de conservation indonésien Tangguh Hutan Khatulistiwa (TaHuKah), à l’Associated Press.
Crédit Photo : SUMATRAN ORANGUTAN SOCIETY/TAHUKAH
L’organisation, en partenariat avec l’association britannique Sumatra Orangutan Society (SOS) et les autorités locales, ont construit cinq passerelles dans la province de Sumatra du Nord en 2024.
Cette initiative avait pour but d’offrir à la faune sauvage un couloir écologique après l’élargissement d’une route traversant la forêt tropicale.
Moins de 13 000 orangs-outans de Sumatra à l’état sauvage
Malgré l’installation de ces ponts, les infrastructures n’avaient jusqu’à présent été utilisées que par de petits singes et des écureuils. D’autres espèces, comme les gibbons et les macaques à longue queue, ont également été observées.
Crédit Photo : SUMATRAN ORANGUTAN SOCIETY/TAHUKAH
Selon le département américain de l’Agriculture, le développement humain a contribué à la fragmentation des forêts, c’est-à-dire à leur réduction et à leur division en zones plus petites.
En Indonésie, la construction de routes a fragmenté les habitats, isolant les groupes d’orangs-outans et rendant leurs déplacements risqués. Les ponts de canopée permettent ainsi de maintenir ces populations connectées en toute sécurité.
« Ces passerelles montrent que le développement humain et la préservation de la faune peuvent coexister. Des solutions simples peuvent parfois produire des résultats concrets », a indiqué Helen Buckland.
Crédit Photo : iStock
Selon les estimations, il reste moins de 13 000 orangs-outans de Sumatra à l’état sauvage. Le fait qu’un individu ait été filmé en train d’utiliser l'un de ces ponts est considéré comme une « victoire pour la conservation et un signal encourageant, laissant espérer que d’autres primates les utiliseront pour rester connectés ».
