Un zoo indien accusé d'avoir brûlé vif un chacal s'étant échappé de son enclos

En Inde, un zoo est accusé d’avoir brûlé vif un chacal s’étant échappé de son enclos. Une plainte a été déposée auprès du ministère de l’Environnement.

Un fait divers qui fait froid dans le dos.

Un syndicat de travailleurs indiens accuse les responsables du zoo de Delhi d’avoir orchestré la mise à mort d’un chacal et de l’avoir dissimulée. Selon The Independent, cette accusation met en lumière le traitement réservé aux animaux captifs en Inde.

Zoo de Delhi, en Inde Crédit Photo : Wikimédia

Que s’est-il passé ?

Une négligence grave

Dans une lettre adressée au ministère de l’Environnement, consultée par le quotidien britannique The Independent, le Syndicat national des travailleurs des zoos explique que quatre chacals se sont échappés de leur enclos en novembre dernier.

Les félins auraient profité d’une brèche dans la clôture pour s’évader. Les employés du parc zoologique rejettent la faute sur la direction et pointent du doigt une « négligence administrative grave », « un manque de supervision », ainsi qu’un « manquement de la direction à maintenir les normes de sécurité ».

« Comme cet animal est carnivore et que les réserves de nourriture sont limitées dans le zoo. Ils ont finalement regardé leur enclos. À l’exception d’un chacal », précise un salarié de l’établissement.

Gros plan sur un chacal Crédit Photo : iStock

Au cours de sa cavale, le spécimen en liberté s’est réfugié dans la tanière d’un ours brun de l’Himalaya. La lettre du syndicat affirme que des ouvriers ont alors versé de la poudre de piment dans le terrier avant d'y mettre le feu.

« Ils espéraient peut-être que la fumée et l'odeur de la poudre de piment feraient sortir le chacal du terrier. Cela a rendu l'air à l'intérieur du terrier toxique. Le chacal a également subi des brûlures », a déclaré à The Independent un responsable du zoo qui a demandé à rester anonyme.

Le directeur du zoo examine la plainte

D’après le personnel, les ouvriers auraient reçu l’ordre d’incinérer le corps du chacal au lieu de l’envoyer pour une autopsie, comme le prévoit la loi. On ignore si l’animal est mort par suffocation ou des suites de ses brûlures.

Le syndicat estime que cet acte « d'une cruauté extrême (…) » devrait être sanctionné en vertu de la loi de 1972 sur la protection de la faune sauvage et de la loi de 1960 sur la prévention de la cruauté envers les animaux.

L’association exhorte le ministère à ouvrir une enquête indépendante et à suspendre les fonctions des personnes présumées impliquées afin d’empêcher toute altération des preuves.

Photo de l'enclos de l'oursCrédit Photo : The Independent

Face à ces accusations, The Independent a contacté le directeur du parc zoologique, Sanjeet Kumar, mais n’a pas reçu de réponse.

Le gérant de l’établissement avait précédemment déclaré à The Indian Express qu’un incident de type n’avait été signalé en interne, et que le nombre de chacals correspondait aux registres officiels.

« Une plainte a été reçue. Le directeur adjoint a été chargé d'enquêter sur cette plainte », a-t-il déclaré.

Le directeur adjoint, Nair Vishnuraj Narendran, a indiqué au média que « l'affaire faisait actuellement l'objet d'une enquête ».

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Au sujet de l'auteur :

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