Dans le Vaucluse, un collectif de juristes se dévoue entièrement à la cause animale

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Un collectif de juristes en faveur de la cause animale vient de voir le jour à Carpentras. Appelé Capra84, ce collectif interviendra désormais dans des cas de maltraitance animale.

Le collectif d'avocates, Capra84. Crédit : Valérie Suau.

Elles sont six. Six juristes professionnelles à avoir créé le Capra84, Collectif Avocats Protection et Respect Animal, pour défendre la cause animale. « La cause animale n’est pas si facile à défendre pour des associations, notamment parce que, dans bien des cas, elles peuvent avoir du mal à convaincre leurs interlocuteurs de l’existence d’une maltraitance », explique Me Pentz, l’une des six créatrices du collectif.

Me Pentz est accompagnée de Me Juliany, toutes deux du barreau de Carpentras. Elles sont aidées de Me Tralongo, Me Albert-Salmeron, Dussant et Dury du barreau d’Avignon.

Ces six avocates interviendront désormais auprès d’un parquet et du procureur dans des affaires de maltraitance animale. Les services des avocates du Vaucluse se feront gratuitement auprès des associations de défense animale, comme l’explique Me Pentz : « L’esprit du collectif n’est pas de faire de la clientèle, mais bien de se mettre au service de la cause animale ».

Les affaires de maltraitance animale sont particulièrement difficiles à traiter car la plupart du temps, les cas de maltraitance ne sont pas évidents à prouver.

Les associations de défense animale en manque de moyen

Ce choix noble de venir en aide aux associations traduit par ailleurs la situation de ces dernières. Souvent livrées à elles-mêmes, les associations locales manquent cruellement de moyens.

La plupart des soins sont pris en charge par les adhérents de ces associations, nous rappelle La Provence. De plus, le collectif Capra84 jouera aussi le rôle de médiateur auprès des propriétaires d'animaux lorsque des soupçons de maltraitance sont en cause.

« Après un signalement d’un voisin, ce sont souvent [les associations] qui vont se rendre chez un propriétaire d’animal pour constater une éventuelle maltraitance, rappelle Me Pentz. Et bien sûr, alors que la démarche des associations devrait être considérée comme une alerte bienveillante, elle est perçue comme une intrusion ».

Une façon aussi de privilégier le dialogue et d’encourager cette démarche.

Le collectif du Capra devrait prendre de l’ampleur dans quelques semaines et auprès des petites associations pour la cause animale. Le nom du collectif Capra84 devrait être prochainement mis à disposition des associations qui auraient besoin de leur précieuse aide.

Source : La Provence
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