Chevaux mutilés : la piste humaine écartée sur la grande majorité des cas, les éleveurs crient leur colère

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L'affaire des chevaux retrouvés morts et mutilés fait grand bruit depuis l’été dernier. Ces violences à l’encontre des chevaux et d'autres animaux ont provoqué l’horreur et un émoi national. Dans une dernière enquête de la gendarmerie, nous apprenons que la majorité des violences commises seraient dues à des causes naturelles et non humaines.

L'enquête des chevaux mutilés a rendu ses conclusions. Crédit : Pack-Shot/ Shutterstock.

Les gendarmeries locales de l’Hexagone, avec le soutien et l’appui de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP), sont à pied d'œuvre depuis cet été. D’après ces derniers, 460 cas de violences sur des équidés ont été recensés durant cette période. Les informations centralisées ont permis d’aboutir à une conclusion qui laisse les éleveurs sceptiques.

La dernière enquête des gendarmes de toute la France assure qu’entre 80 et 86 cas de violences sur les équidés ne sont pas dus à des causes naturelles. « Les dernières expertises ont permis d’éliminer la piste d’une intervention humaine, rapporte Olivier Maldant de la gendarmerie de Vitré d’Ille-et-Vilaine à nos confrères de Ouest France. À chaque fois, nos enquêtes ont conclu à des blessures accidentelles ou à des attaques d’animaux sauvages ».

De son côté, le ministère de l’Intérieur confirme cette conclusion et précise que « 20% des violences constatées peuvent être imputées à la main de l’homme ». Ce que l’on pourrait prendre pour des mutilations dans le cas d’une jument avec l'arrière-train ensanglanté serait en fait « une occlusion intestinale ayant entraîné une perte de sang post-mortem », a indiqué un colonel de gendarmerie toujours auprès de Ouest France.

« Ils font erreur », s’emportent les éleveurs de chevaux

Ces conclusions ne sont pas du goût des éleveurs français qui peinent à y croire : « Vous pensez que ce sont des blaireaux ? Une coupure si nette et si cruelle ? C’est impossible », s’écrie Léon, un propriétaire du Pays de la Loire.

Tout comme Léon, les éleveurs et propriétaires de chevaux ont du mal à saisir : « Ils font erreur », indique une éleveuse « quelle que soit la conclusion des enquêtes, je vais continuer à veiller sur mes bêtes ». Si certains affirment en effet que les animaux peuvent se blesser « tout seul », ils n’en restent pas moins convaincus que ces faits sont réalisés par l’homme : « vu comme c’était fait, seul un humain peut opérer de cette façon ».

Les enquêteurs reconnaissent que plusieurs actes ont été commis par des personnes dont les portrait-robots ont été établis. D’après le ministère de l’Intérieur « il s’agit principalement de déviances sexuelles avec des actes de zoophilie », a-t-il indiqué au Figaro.

Malgré tout, et depuis les appels des éleveurs cet été, les gendarmes indiquent que ces actes de malveillances sont en baisse depuis septembre. Les enquêteurs continuent leur recherches et invitent les populations à rester vigilantes.

Source : Le Figaro
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