Des orques observées «pour la première fois» dans le détroit de Messine en Méditerranée

543partages

Selon l’association Marecamp, trois orques ont été aperçues dans le détroit de Messine, le bras de mer séparant la péninsule italienne et la Sicile. “Une première” en ces lieux pour l'espèce menacée d’extinction.

  Trois orques ont été aperçues dans le détroit de Messine, crédit : Wildestanimal / Shutterstock

C’est un pêcheur sportif de 25 ans, Simon Vartuli, qui les a vues et approchées. En effet, il naviguait dans le détroit à bord d’une barque quand soudain, il les a vues apparaître. “J’ai d’abord eu peur parce que ce sont des animaux énormes mais je suis resté près d’une heure avec eux et j’ai fini par être très près, à environ un mètre”, a-t-il expliqué à l’AFP.

La possibilité que les trois mammifères marins fassent partie du groupe observé il y a quelques jours au large du port de Gênes est évoquée. “Elles auraient donc parcouru 800 kilomètres en une semaine”, selon Clara Monaco, biologiste marine de l’association Marecamp.

On ne sait pas si elles sont descendues vers la Sicile pour trouver de la nourriture ou pour se rendre ensuite vers le détroit de Gibraltar, puis l’océan et l’Islande”, a-t-elle détaillé.

 Trois orques ont été aperçues dans le détroit de Messine, crédit : Galyna Andrushko / Shutterstock

Le problème étant que les orques ne font pas bon ménage avec l’important trafic maritime du détroit. Cela peut devenir un danger pour l’animal en partie à cause des filets mais aussi à cause des bateaux touristiques. Ces mammifères étant “très stressés”, il ne faut donc pas trop s’en approcher.

Si quelqu’un les voit, il faut aussitôt qu’il prévienne les garde-côtes car nous avons besoin de collecter des informations scientifiques”, alerte Clara Monaco.

Les orques sont présentes dans l’ensemble des océans et mers du globe, mais s’observent généralement dans les zones les plus froides. Ce n’est pas la seule espèce en danger, en effet, le grand dauphin, le cachalot et d’autres, sont également considérés comme des espèces vulnérables.

Source : Le Monde
Plus d'articles