Deux mois après avoir été victime d'un AVC, cette collégienne décroche son brevet haut la main

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Une collégienne a décroché son brevet, deux mois seulement après avoir subi un AVC qui aurait pu lui être fatal. C’est la belle histoire du jour !

Les vacances d’été ne pouvaient pas mieux commencer pour Carla. À l’image des 703 299 autres élèves de troisième, cette jeune adolescente de 15 ans a en effet décroché son brevet des collèges haut la main, se permettant même le luxe d’obtenir la mention Très bien.

Cette récompense est venue clôturer de la plus belle des manières une année scolaire qui a pourtant bien failli virer au cauchemar pour la collégienne, victime d’un terrible AVC lors du week-end de Pâques. Une expérience douloureuse que cette miraculée a bien voulu raconter à nos confrères du Parisien.

« Je ne sentais plus le côté gauche de mon corps, ma vue s’est brouillée »

Tout commence le vendredi 19 avril dernier, peu après 20h, dans le domicile familial situé à Vanves (Hauts-de-Seine). Alors qu’elle vient tout juste d’achever son stage en entreprise chez un vétérinaire, Carla prend sa douche comme elle le fait tous les jours en rentrant chez elle.

C’est alors qu’elle comprend que quelque chose d’étrange lui arrive. « Je ne sentais plus le côté gauche de mon corps, ma vue s’est brouillée », se souvient-elle. Elle s’allonge en pensant que les symptômes vont se dissiper mais rien n’y fait ! Son état empire, elle se débat puis se met à pleurer.

Alertée par ses pleurs, sa petite sœur Louise, âgée de 11 ans, prévient leur mère qui se rend aussitôt dans la salle de bain, située à l’étage de la maison.

Faisant preuve d’un sacré sang-froid, cette dernière - pourtant pas rassurée - comprend très vite ce qu’il se passe et compose immédiatement le numéro des pompiers.

« Je me suis souvenue qu’une paralysie d’un côté, c’était un AVC, je suis resté très calme »

« Je me suis souvenue qu’une paralysie d’un côté, c’était un AVC, je suis resté très calme », explique-t-elle ainsi. Admise à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), où le diagnostic est confirmé, Carla doit subir un traitement de toute urgence afin de résorber le caillot de sang qui a bouché une artère de son cerveau.

La jeune adolescente passera deux jours en soins intensifs puis quinze au service pédiatrique, où l’on surveille l’amélioration de son état de santé. Pendant tout ce temps, elle peut compter sur le soutien sans faille de ses parents et surtout de sa maman qui, par sa réactivité, lui a probablement sauvé la vie.

« Quand j’ai remercié les soignants d’avoir sauvé ma fille, ils m’ont dit non, c’est vous qui l’avait sauvée, en réagissant vite », raconte-t-elle, encore très marquée par cet épisode.

Deux semaines après l’AVC, Carla reprend le chemin de l’école et malgré les difficultés à se déplacer et les tremblements incessants de sa main gauche - pas facile quand on est gauchère -, elle va faire preuve d’un grand courage et d’une impressionnante combattivité qui va bluffer sa famille comme son entourage.

Excellente élève, elle sait que ses notes de contrôle continu devraient lui permettre de décrocher son brevet quoiqu’il arrive. Mais pour elle, pas question pour autant de sacrifier l’examen !

« Quand j’y repense, je serre un peu les dents mais je ne suis pas traumatisée »

Elle se montre alors assidue sur les dernières semaines de cours et parvient, malgré un échec relatif lors de l’épreuve d’Histoire-géographie, à décrocher son brevet avec une moyenne de… 16,26 / 20. Excusez du peu !

« Je n’ai même pas eu besoin du tiers-temps en plus, sauf pour la rédaction », explique la jeune lauréate, pas peu fière.

Depuis que les résultats sont tombés, Carla tente de reprendre une « vie normale » bien que certains symptômes subsistent. Elle ne devrait toutefois conserver aucune séquelle, au grand soulagement de ses parents.

« Je n’ai pas encore retrouvé ma vision périphérique mais ce n’est pas du tout dérangeant. Quand j’y repense, je serre un peu les dents mais je ne suis pas traumatisée », conclut la jeune fille à la vitalité débordante.

Un bel exemple de pugnacité !

Source : Le Parisien
AVC
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