Interviewé par BFMTV, un père de famille a raconté comment il était parvenu à traquer un pédophile qui échangeait avec sa fille de 12 ans. Un témoignage édifiant !
Georges Bilello, un résident de Cagnes-sur-Mer, est aujourd’hui devenu le porte-parole des parents dont les enfants sont victimes de prédateurs sexuels sur les réseaux sociaux. Le 17 avril 2025, sa fille âgée de 12 ans a tenté de mettre fin à ses jours. Comme l’a rapporté BFMTV, l’adolescente a tenté de se suicider après avoir été victime d’un pédophile en ligne.
Il s’agissait d’un homme de 36 ans avec lequel elle échangeait des photos intimes et des messages à caractère sexuel sur Snapchat. La jeune fille, découverte pendue dans sa chambre par son frère, a pu être réanimée puis hospitalisée avant de rentrer chez elle cinq jours plus tard.
Après la tentative de suicide de la jeune fille, son père, Georges Bilello, a fouillé son téléphone et a retrouvé la conversation avec le trentenaire.
Crédit photo : Nice-Matin
Mais alors qu’il attendait que l’enquête ouverte par le parquet de Grasse avance, le père de famille a fini par s’impatienter. À tel point qu’il a décidé de prendre les devants et d’opérer une traque par ses propres moyens.
"J'ai fait 'et puis merde', je vais me débrouiller par moi-même et le trouver par moi-même"
Pendant plusieurs mois, Georges Bilello a donc "épluché tous les réseaux sociaux" de l’homme qui parlait avec sa fille. Des recherches pendant lesquelles il a bénéficié du soutien de la Team Moore, un groupe de bénévoles qui traquent les pédocriminels en ligne.
Crédit photo : BFMTV
Le pédocriminel risque 10 ans de prison
Après de longues semaines d’investigation, le père de famille a retrouvé l’adresse du mis en cause. Il l’a ainsi transmise aux forces de l’ordre, qui ont pu procéder à l’interpellation du trentenaire à son domicile, en Isère. Selon le procureur de Vienne, la démarche effectuée par Georges Bilello ne pouvait pas entraîner un "vice de procédure".
"En droit pénal, la preuve est libre. Seule la conduite des investigations par les services d’enquête obéit à des règles et conditions procédurales et au principe de loyauté de la preuve"
Désormais, le prévenu est poursuivi pour "corruption de mineure de 15 ans", car il aurait sollicité des photographies dénudées d’une jeune fille âgée de 12 à 13 ans entre août 2024 et septembre 2025. Selon les informations de BFMTV, cela peut entraîner "une inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles et violentes (FIJAIS)".
Mais ce n’est pas tout. Le prévenu risque 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende et ce, même s’il n’y a jamais eu de contact physique avec la victime. Une audience au tribunal correctionnel de Vienne aura lieu le 3 mars prochain pour examiner cette affaire. De son côté, l'adolescente a été placée en foyer, où elle bénéficie de soins psychologiques. Si elle va mieux aujourd’hui, son père reste extrêmement vigilant. Il surveille désormais tous les faits et gestes numériques de sa fille. Ensemble, ils espèrent que la justice fera pleinement son travail lors du procès à venir.
