En Australie, une femme a été condamnée pour avoir inventé une maladie grave chez son fils afin de récolter des dons.
Le 29 avril, une mère a été condamnée à plus de quatre ans de prison en Australie après avoir inventé un diagnostic de cancer de l’œil chez son fils afin de collecter des dons, rapporte ABC News.
Elle avait inventé un cancer chez son fils pour récolter de l’argent
Les faits se sont déroulés entre novembre et décembre 2024. Au cours de cette période, cette femme de 45 ans, originaire de la banlieue ouest d’Adélaïde, a mis en place un « stratagème sophistiqué pour attirer l’attention », a indiqué la juge Geraldine Davison lors du procès.
La quadragénaire n’a pas hésité à faire croire que son fils de 6 ans souffrait d’un cancer de l’œil, alors qu’il n’était pas malade. Ce n’est pas tout. Elle est allée jusqu’à cacher la vérité à son époux, sa famille, ses amis et la communauté scolaire.
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Pour éviter tout soupçon, elle a donné à son enfant un aspect maladif en lui rasant le crâne et les sourcils. Elle lui a également bandé la tête et les mains, et l’a contraint à ingérer des médicaments et à se déplacer en fauteuil roulant.
Dans la foulée, la femme a gardé le petit garçon à la maison pour lui faire manquer l’école, une stratégie visant à susciter l’inquiétude. Plus tard, elle a publié sur les réseaux sociaux des photos de son fils dans cette situation.
Dans une publication, elle lancé un appel aux dons pour financer le traitement du petit bonhomme. Résultat : elle a récolté 3 500 dollars australiens (environ 2 120 euros).
« Une forme de maltraitance infantile »
La supercherie a pris fin avec l’arrestation de la femme, le 12 décembre 2024. À son domicile, la police a retrouvé un fauteuil roulant, des cache-œil, des compléments alimentaires sans ordonnance et des médicaments qu’elle administrait à son fils.
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Lors de l’audience, la juge Davison a déclaré que le garçon avait subi des préjudices physiques et psychologiques, notamment en raison de l’administration de médicaments sans ordonnance, de la privation de certaines activités et de son isolement social.
« Votre comportement a suscité de la peur et de l’anxiété chez votre fils. C'est une forme de maltraitance et d'abus envers les enfants », a-t-elle lancé à l’accusée.
La mise en cause a été reconnue coupable de fraude et de maltraitance sur mineur. Elle avait inventé cette histoire en raison de ses difficultés financières, liées à son addiction aux jeux.
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La juge l’a condamnée à quatre ans et trois mois de prison, assortis d’une période de sûreté de deux ans et quatre mois, ce qui la rendra éligible à une demande de libération conditionnelle en avril 2027, détaillent nos confrères.
