Cette chasseuse pose avec le coeur d'une girafe qu'elle vient d'abattre et dit s'offrir son cadeau de Saint-Valentin

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Comme cadeau de la Saint-Valentin, on a déjà vu mieux. Merelize Van Der Merwe, 32 ans, est fière de son trophée de chasse, son cadeau « parfait » pour la Saint-Valentin.

Merelize Van Der Merwe pose fièrement à côté d'une girafe sans vie. Crédit : Daily Mirror.

Cette Sud-africaine et son mari sont des adeptes de la chasse d’animaux sauvages. Dimanche 14 février, jour des amoureux, Merelize et son mari Gerhardt se sont offerts une virée dans un game park (en Afrique, il s’agit de zones dédiées à la protection des animaux sauvages) en Afrique du sud.

Sauf que le couple n’y est pas allé pour admirer les animaux en liberté. Pour leur cinq ans de mariage, le couple a dépensé 1500 Livres (soit 1700 euros) pour ce weekend particulier.

Initialement, le couple avait prévu de passer leur weekend de Saint-Valentin dans un luxueux complexe hôtelier de Sun City. Entre-temps, un ami de Merelize l’a appelé pour lui signaler qu’une mise à mort qu’elle convoite depuis longtemps a été repérée dans un game park.

« Nos plans ont changé rapidement, s’est réjouit Merelize. Mon merveilleux mari Gerhardt savait que c’était mon rêve. J’étais comme un enfant pendant deux semaines, je comptais les jours. Ensuite, j’ai été inondée d’émotions ». Son rêve est devenu réalité, et Merelize s’est attaqué de sans-froid à une pauvre girafe.

Les animaux sauvages en guise de trophées de chasse

Après la mise à mort tant désirée de la girafe, Merelize s’est empressée de publier la photo sur son compte Facebook. On la voit poser fièrement, arme à la main, au côté de l’animal sans vie. En se vantant au passage, Merelize espérait faire réagir les associations des droits des animaux.

« Je n’ai aucun respect pour eux, je les appelle la mafia », raconte-t-elle dans sa publication Facebook avant de détailler la journée de ses rêves.

La chasseuse s’est en effet attirée les foudres des défenseurs des animaux et des associations pour la protection animale. Merelize Van Der Merwe est une habituée du genre. Elle chasse depuis qu’elle a cinq ans et a déjà tué près de 500 animaux, parmi lesquels des lions, des léopards et des éléphants.

« J’avais attendu des années pour ma girafe parfaite. Plus une girafe vieillit, plus elle s'assombrit. J’adore leur peau et le fait que ce soit un animal si emblématique pour l’Afrique ».

Un tollé sur les réseaux sociaux

Cependant, le désir ne s’arrête pas là. Souhaitant profiter à fond de cette opportunité qu’elle convoite depuis des lustres, Merelize a ajouté vouloir transformer la peau de sa proie de 17 ans en un tapis pour chez elle. Puis, elle a voulu en savoir plus sur un organe de la girafe :

« Vous êtes-vous déjà demandé quelle était la taille du cœur d’une girafe ? Je suis aux anges avec mon cadeau de la Saint-Valentin !!! », écrit-elle en postant une photo de sa trouvaille.

Le tollé provoqué sur les réseaux sociaux n'a rien changé à la perception de la chasseuse, qui maintient coûte que coûte que la chasse crée de l’emploi et ramène des espèces en voie d’extinction : « Si la chasse est interdite, les animaux perdront toute valeur et disparaîtront. La chasse a permis de ramener de nombreuses espèces au bord de l’extinction. Les seules personnes qui protègent les animaux sont les chasseurs de trophées », raconte Merelize qui croit aussi que la chasse protège les emplois dans le secteur du tourisme.

« Le signe d’un trouble psychiatrique », selon l’association PETA

Ces paroles sans fondement ont été sévèrement démenties par les professionnels. Le docteur Mark Jones de la fondation Born Free contredit cette affirmation : « Les affirmations des chasseurs de trophées selon lesquels ils sont préoccupés par la conservation de la faune sont très trompeuses, raconte-t-il au Daily Mirror. La chasse au trophée n’est pas un outil de conservation et ne contribue pas de manière significative aux communautés locales », rappelle-t-il.

« Quelqu’un qui tue un autre être sensible, lui coupe le cœur et s’en vante correspond à la définition d’un sociopathe, affirme Elisa Allen, responsable de l’association PETA, spécialisée dans la défense des droits des animaux. Un jour, la chasse aux trophées sera répertoriée comme le signe d’un trouble psychiatrique, comme il devrait l’être aujourd’hui. Elle symbolise la grandeur, la série de meurtres et la soif de sang associés à un désir ardent de frimer ».

Même en temps de crise sanitaire les chasseurs de trophées continuent leurs expéditions.

Crédit : Daily Mirror.

Crédit : Daily Mirror.

Source : Daily Mirror
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