Un terrible drame s’est produit à Hong Kong, où un homme a tué sa mère, car il était convaincu qu’elle était un « lézard monstrueux ».
Un fait divers glaçant s’est déroulé à Hong Kong.
Le lundi 13 avril 2026, la High Court a condamné Wong Chun-kit, un habitant de la ville, à une hospitalisation psychiatrique pour une durée indéterminée.
Atteint d’un trouble schizo-affectif, l’homme était jugé pour avoir tué sa mère, qu’il pensait être un « lézard monstrueux », avant de cacher son corps sous un lit, rapporte le Daily Star.
Crédit Photo : Getty Images
Le corps de la mère découvert sous un lit
Les faits remontent au 24 novembre 2022. Quelques heures avant le drame, la mère de Wong Chun-kit, Sandy Lo Choi-kiu, avait demandé l’intervention d’infirmiers psychiatriques après avoir signalé le comportement inquiétant de son fils.
Selon nos confrères, elle avait affirmé que ce dernier l’avait agressée et tenait des propos incohérents. Des soignants ont ensuite été dépêchés à domicile afin d’évaluer la situation.
De son côté, le jeune homme de 28 ans aurait confié au téléphone qu’il supportait de plus en plus mal que sa mère « fasse toute une histoire » en appelant les infirmiers, selon le South China Morning Post.
Crédit Photo : iStock
Plus tard dans la journée, des agents de sécurité de la résidence se sont rendus sur place et ont demandé au fils où se trouvait sa mère, mais il a répondu ne pas le savoir.
Lors d’une nouvelle visite des infirmiers, ceux-ci ont fini par alerter la police après avoir entendu un bruit violent dans l’appartement. En fouillant les lieux, les policiers ont découvert le corps de la mère, âgée de 50 ans, dissimulé sous un lit.
Dans un premier temps, le patient a déclaré aux forces de l’ordre ne pas savoir ce qu’il s’était passé. Il est cependant passé aux aveux après que des agents lui ont montré une photo de sa mère.
Une affaire tragique
Face aux enquêteurs, le suspect a confié avoir pris sa génitrice pour un « lézard monstrueux », expliquant que des voix dans sa tête l’avaient poussé à commettre le meurtre.
Le juge Wilson Chan Ka-shun a qualifié cette affaire de « tragique », ajoutant que l’état mental du mis en cause l’avait « considérablement altéré » et l’empêchait de distinguer le bien du mal.
Il a conclu que les rapports psychiatriques indiquaient que l’accusé n’avait pas conscience de son trouble et n’était pas apte à un suivi en ambulatoire, ce qui a conduit à recommander son internement dans un établissement psychiatrique pour une durée indéterminée.
Crédit Photo : iStock
Wong Chun-kit, quant à lui, avait initialement plaidé coupable d’homicide involontaire pour cause de responsabilité diminuée.
De leur côté, les procureurs ont reconnu une rechute de son trouble schizo-affectif, estimant qu’elle réduisait considérablement sa responsabilité dans ce qui avait d’abord été qualifié de meurtre.
Le juge Chan a estimé que cette décision constituait « l’issue la plus appropriée », tant pour le bien-être de Wong Chun-kit que pour la sécurité de ses concitoyens.
