Elle achète une maison 87 000 € mais découvre que les vendeurs ont menti sur un détail terrible

Une femme qui croyait acquérir une maison a découvert qu'il s'agissait en fait d'un... garage. 

Lorsque l'on achète un bien immobilier, il vaut mieux s'assurer que tout est en ordre avant de parapher l'acte de vente, car on n'est jamais à l'abri de découvrir de mauvaises surprises, qui nous auraient échappé lors des visites. Une jeune propriétaire en a fait l'amère expérience après avoir constaté, non sans dépit, que la maison qu'elle venait d'acheter n'en était... pas vraiment une.

Entre malfaçons et fausses déclarations des vendeurs, cette acheteuse est tombée de haut en découvrant la vérité.

Un garage abandonnéCrédit photo : iStock

Une nouvelle propriétaire a une surprise en découvrant sa "maison"

Tout avait pourtant bien commencé, comme le racontent nos confrères du Figaro Immobilier.

Flairant la bonne affaire, cette propriétaire - que l'on appellera Anouck - avait en effet acheté une maisonnette pour 87 000 euros en mars 2014. Située dans le Loiret, cette petite maison se compose alors d'un étage et possède une extension en bois, dans laquelle se trouvent une chambre ainsi qu'une salle de douche. Cette pièce ajoutée ayant été réalisée bien des années auparavant. Ce qui laisse à penser que le bâti est solide car il tient debout.

Ces travaux ont été effectués par les anciens propriétaires qui habitaient la maison avant les vendeurs. C'est en tout cas ce que précise l'acte de vente qu'Anouck signe, sans se méfier outre mesure.

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Mais lorsque des intempéries frappent le département 3 mois plus tard, la nouvelle maîtresse des lieux découvre, inquiète, des infiltrations suspectes. Si ces dernières ne semblent pas catastrophiques de prime abord, la situation va pourtant dégénérer en un rien de temps et Anouck va vite déchanter. Au fur et à mesure, l'eau va ainsi pénétrer de plus en plus dans la maison en passant par la toiture et les baies vitrées de l'extension. Ces infiltrations vont peu à peu mettre en lumière de graves malfaçons qui avaient été volontairement cachées par les vendeurs.

Hélas, dans les mois qui suivent, la maison d'Anouck se détériore dans des proportions inquiétantes, à tel point que la propriétaire craint le pire. Et ce qui devait arriver arriva. Le 31 janvier 2017, le couperet tombe lorsqu'un rapport d'expertise décrit la maison comme « insalubre, impropre à l’habitation et présentant des risques d’effondrement ».

L'expert affirme par ailleurs que les vendeurs ont produit de fausses déclarations dans l'acte de vente, pointant notamment du doigt le fait que ces derniers sont bien les auteurs des travaux d'extension. Le précédent acte mentionnait ainsi une « maison ancienne d’habitation à usage de garage et d'une dépendance avec grenier au-dessus ». Une description très différente de celle qu'Anouck a pu consulter le jour de sa signature. Enfin, l'expert rappelle également que les anciens propriétaires avaient acheté la maison 25 000 euros, un an seulement avant de la céder pour... 87 000 euros à Anouck. Une différence de prix qui s'explique, selon lui, par l'augmentation de la surface liée à l'extension frauduleuse, effectuée sans permis de construire. 

Façade d'un palais de justice françaisCrédit photo : iStock

Furieuse de s'être fait arnaquer de la sorte, Anouck décide alors de poursuivre en justice les vendeurs ainsi que l'agence immobilière en charge de la transaction. Et le tribunal va lui donner gain de cause en considérant que la déclaration « volontairement erronée » des vendeurs avait influencé l'achat d'Anouck, en ne mentionnant pas les malfaçons et l’absence de permis de construire. N'ayant pas eu accès à ces informations capitales, Anouck a donc été dupée, selon le tribunal.

La justice a finalement condamné les vendeurs à verser à Anouck la somme de 95 890 euros, au titre du remboursement du prix de vente, à laquelle s'ajoutent 23 000 euros de préjudice. L’agence immobilière a, quant à elle, été mise hors de cause.

Mathieu D'Hondt

Au sujet de l'auteur :

Évoluant dans la presse web depuis l’époque où celle-ci n’en était encore qu’à ses balbutiements, Mathieu est un journaliste autodidacte et l’un de nos principaux rédacteurs. Naviguant entre les news généralistes et les contenus plus décalés, sa plume s’efforce d’innover dans la forme sans jamais sacrifier le fond. Au-delà de l’actualité, son travail s’intéresse autant à l’histoire qu’aux questions environnementales et témoigne d’une certaine sensibilité à la cause animale.