Les consommateurs devront rembourser leur compteur Linky dès 2022

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C’était l’une des promesses d’Eric Besson, alors ministre de l’Industrie et de l’énergie en 2011, le compteur vert d’électricité Linky ne coûterait « pas un centime aux particuliers », affirmait-il au Parisien. Finalement, il n’en sera rien et les particuliers devront le rembourser de leur poche dès 2022.

Crédit : NeydtStock/ Shutterstock.

Lancé par Enedis en 2015, le boîtier vert Linky équipe depuis 30 millions de foyers dans l’Hexagone. Ce fameux compteur qui relève à distance votre consommation d’électricité coûterait finalement plus que prévu.

Les 90% de foyers équipés du boîtier devront commencer à le rembourser dès 2022 rapportent nos confrères du Parisien dans une publication du 31 mai. D'après le quotidien, Enedis devait initialement prendre en charge le déploiement des compteurs. Une facture qui s’élèvera à 130 euros par foyer, soit le coût du boîtier, de sa fabrication, de sa pose, ainsi que les annexes comprises, rapporte Le Parisien. D'après les calculs de la Cour des comptes, le montant total du compteur Linky s’élève à 5,7 milliards d’euros.

Une hausse pendant 10 ans

Cela signifie que dès 2022, les foyers de France équipés du boîtier Linky verront leur facture d'électricité augmenter significativement. Enedis, qui a fait un crédit, prévoit de commencer à rembourser le boitier l’année prochaine. Selon les premières estimations, cela pourrait représenter une hausse de 15 euros par an pendant 10 ans.

Ainsi, afin d’atteindre les deux milliards d’euros en 2030, ce sont plusieurs centaines de milliers d’euros qui seront prélevés chaque année, ajoute Le Parisien. Quant aux 3,7 milliards restants à régler, Enedis aurait la solution : « avec le différé, cela sera compensé par les économies générées grâce au compteur, avec des relevés désormais réalisés à distance par exemple ».

Il y a dix ans, le ministre Eric Besson et Enedis affirmaient que cela ne coûterait rien au consommateur, aujourd’hui la Cour des comptes juge un « financement assuré par les usagers ».

Source : Le Parisien