Il travaille une journée en trop et doit rembourser 24 000 euros de retraite

En Italie, un retraité s’est vu réclamer une année de pension de retraite après avoir travaillé une seule journée en tant que figuration dans un film.

Une figuration qui coûte cher ! En Italie, un Turinois, retraité depuis juillet 2019, a eu la mauvaise surprise de se voir réclamer 24 076 euros de retraite à cause d’une journée de travail en 2021 selon la Stampa.

En effet, le retraité avait travaillé un jour comme figurant dans un film, pour un salaire de… 78 euros et 48 centimes. Une somme dérisoire au regard de l’argent réclamé par l’administration italienne.

En Italie, la réforme des retraites de 2019 dite « Quota 100 » prévoit qu'en cas de retraite anticipée, il est interdit de reprendre un emploi salarié. Trois ans plus tard, l'INPS (Istituto nazionale della previdenza sociale), qui gère les retraites dans le pays, lui a réclamé un "trop-perçu" de 24 076 euros, correspondant à toutes les pensions de retraite versées en 2021, et a commencé à lui retirer 344 euros de retraite chaque mois pour rembourser la somme.

Une retraitée compte son argentCrédit photo : iStock

Bien évidemment, la décision a été fortement contestée par le retraité. Celui-ci a fait appel, estimant que, même s'il avait violé l'interdiction de cumul retraite/emploi, on ne pouvait pas lui retirer une année entière de pension de retraite, soit près de 300 fois la somme gagnée.

La Cour des Comptes intervient en faveur du retraité

Après quatre ans de bataille judiciaire, la Cour des comptes du Piémont a finalement tranché ce mois-ci en faveur du retraité, estimant que le droit devait être appliqué de manière proportionnée et que l'INPS ne pouvait prétendre qu'au remboursement des pensions de retraite de février 2021, soit quand même près de 2000 euros !

Cette histoire nous rappelle celle d’une Française, habitante de Collonges-et-Premières (Côte-d'Or). Patricia Grand avait pris sa retraite de la fonction publique hospitalière le 31 décembre 2014, effective au 1er janvier 2015, jour du changement de loi empêchant le cumul emploi-retraite. Or, elle avait très vite retravaillé dans le privé, à Besançon.

Une retraitée compte son argentCrédit photo : iStock

Ce petit jour change tout : la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) lui demanda de rembourser 7 996, 32 euros de trop-perçu.

« Il aurait mieux valu que je démissionne et me mette au chômage plutôt que de retravailler pour ne pas dépendre de la société », s’était-elle exprimée au média Le Bien Public.

Source : La Stampa

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