Pour la première fois en France, un braconnier d'oiseaux vient d'être condamné a de la prison ferme

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Voici une nouvelle qui devrait faire plaisir aux amoureux de la nature en général et des oiseaux en particulier. En effet, lundi dernier, un homme a été condamné par le tribunal de Toulon à deux ans de prison dont neuf mois ferme pour « destruction d’espèce protégée ». Il s’agit d’une première en France.

Crédit : Didier Schürch

Le retraité de 76 ans était un spécialiste de la chasse des oiseaux protégés. Lors d’une perquisition récemment effectuée à son domicile, ce sont pas moins de 75 cadavres de rouges-gorges qui ont été retrouvés dans un congélateur. Ils devaient vraisemblablement être transportés puis vendus dans certaines régions du monde où ils sont consommés par les populations locales. Mais ce n’est pas tout, chez le braconnier, les policiers ont également découvert douze tarins des aulnes enfermés dans des cages. Pour information, cette espèce a vu sa population mondiale chuter de 30% en 10 ans et elle est désormais considérée comme « préoccupation mineure » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Un lourd passif de braconnier d’oiseaux

Vous l’aurez donc compris, l’homme arrêté puis condamné n’en était pas à son coup d’essai en matière de braconnage. D’autant plus qu’il est récidiviste. En 2014, il avait été jugé pour des faits similaires. Et en 2019, les inspecteurs avaient trouvé chez lui le nombre impressionnants de 1903 pièges à passereaux ainsi que 17 armes de chasse. Évidemment, son lourd passif a empiré son dossier ce qu’il lui a finalement valu de se voir attribuer une peine de prison ferme. Lors des auditions de cette dernière affaire, l’ancien agriculteur de La Crau dans le Var a aussi avoué qu’il pratiquait la chasse à la glu sur des oiseaux protégés.

Crédit : #hwcp

En plus de sa peine de deux ans de prison dont neuf mois ferme, le retraité devra payer une amende de 150 000 euros. « On a voulu faire un exemple, on a tapé fort » s’est réjouie la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), qui s’était portée partie civile dans ce dossier aux côtés d’autres associations comme la Fondation Brigitte Bardot et One Voice.

Source : 20 Minutes
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