Son chien meurt de chaud dans un train de la SNCF, elle se voit offrir... un bon d'achat

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En juillet dernier, un train de la SNCF s’est arrêté une heure sur une voie, sans eau ni climatisation, ce qui a causé la mort d’un chien à bord. En « dédommagement », les propriétaires de l’animal ont reçu un bon d’achat de 70 euros de la part de la société de transport.

Ana et son chien Poopie. Crédit photo : @ambrebdrlq

En juillet, Ana a voulu se rendre de Narbonne à Marseille pour un rendez-vous médical. Accompagnée de sa fille Ambre, elle a choisi de prendre le train, avec son chien Poopie âgé de deux ans. Peu après le départ, le train s’est immobilisé au milieu de la voie, à cause d’une panne d’alimentation. Pendant une heure, les passagers du train se sont retrouvés sans climatisation et sans eau.

Rapidement, le transport est devenu une fournaise. Bien qu’Ana ait emporté trois bouteilles d’eau et une gamelle pour son chien, ses réserves se sont rapidement épuisées, tant la chaleur était insupportable. De plus, les toilettes du train étaient fermées et aucune eau n’était disponible au wagon-bar.

« Il n’y avait plus d’eau et le wagon-restaurant a, paraît-il, été dévalisé. Aucune eau supplémentaire n’a été apportée, aucune aide », a déploré Ana.

Le chien est mort de chaud dans le train

Rapidement, l’état de santé du chien a commencé à se dégrader. Ambre, la fille d’Ana, a essayé d’alerter la SNCF et a posté un message sur son compte Twitter : « Ma mère est avec son chien dans l’Intercite 4663, le train est arrêté en pleine voie sans clim et le chien agonise en hyperventilation, vous avez une solution ? » Sur le réseau social, la SNCF a répondu à Ana que les pompiers étaient en chemin pour distribuer de l’eau aux passagers, mais ces derniers ne sont jamais arrivés.

Après de multiples plaintes de la part des passagers du train, le contrôleur a fini par ouvrir les portes pour que tout le monde puisse prendre l’air. Malheureusement, il était trop tard pour Poopie, qui n’a pas supporté la chaleur.

« J’ai descendu le corps du chien, des passagers ont essayé de lui faire un massage cardiaque et du bouche-à-bouche, mais c’était trop tard. Il y a eu une solidarité incroyable de la part des passagers, mais la SNCF m’a laissée repartir avec le corps de mon chien dans les bras quand je suis descendue à Béziers. Personne ne m’a aidée, personne ne m’a orientée », a déploré Ana, sous le choc.

Un « dédommagement » de 70 euros par la SNCF

Un mois plus tard, Ana a reçu une réponse pour le moins déplaisante de la SNCF, après ce tragique événement. Par courrier, elle a appris que la SNCF avait « le plaisir de lui adresser 70 euros sous la forme de bon d’achat digital ».

Ce tarif correspond au remboursement des billets de train, ainsi qu’un « dédommagement » de 10 euros.

« On en déduit donc que la vie de notre chien et notre traumatisme valent 10 euros pour la SNCF. Je m’en veux d’avoir pris ce train. Je suis aussi révoltée, le train était une fournaise. Je suis tombée du train en sortant et les passagers m’ont ramassée comme un bébé car je n’avais plus de force. Le contrôleur, lui, m’a juste dit de mettre mon chien dans un sac. Je suis ravagée », a confié Ana.

Les deux femmes ne comptent pas s’arrêter là et envisagent de saisir le médiateur indépendant de la SNCF.

Source : La Voix du Nord