Il éternue à bord d'un avion, des passagers le soupçonnent d'avoir le coronavirus et demandent un atterrissage d'urgence

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Cap aujourd'hui sur les États-Unis pour vous raconter un fait divers assez invraisemblable, qui en dit long sur la psychose engendrée par le coronavirus.

L’épidémie de coronavirus, qui sévit actuellement aux quatre coins du monde, semble altérer le jugement de certains, au point de basculer dans la paranoïa au moindre soupçon.

Des craintes pas toujours fondées et qui débouchent parfois sur des situations ubuesques, pour ne pas dire grotesques, comme en atteste ce fait divers à peine croyable survenu ce week-end aux États-Unis.

Des passagers d’un avion, assurant la liaison entre le Colorado et le New Jersey, ont ainsi forcé le pilote à atterrir car ils craignaient qu’un des voyageurs soit contaminé par le coronavirus.

Crédit photo : Surachet Jo / Shutterstock

Les faits se sont déroulés le dimanche 8 mars à bord d’un vol de la compagnie United Airlines à destination de l’aéroport de Newark, en provenance du comté d’Eagle.

Alertés par les éternuements à répétition d’un des passagers, qui souffrait également d’une quinte de toux, trois personnes ont en effet vivement protesté auprès de l’équipage, réclamant un atterrissage d’urgence.

Leurs protestations étaient telles que le pilote a fini par se dérouter jusqu’à l’aéroport de Denver, où il s’est posé afin de les faire descendre de l’avion.

Lors de cette escale imprévue, le passager suspecté a été examiné par précaution à l’intérieur de l’appareil, mais il ne présentait aucun symptôme lié au coronavirus (Covid-19). Il ne souffrait en réalité que d’une simple allergie et a donc été autorisé à poursuivre son voyage, lorsque l’avion a redécollé.

Les trois responsables de cet incident ont, eux, préféré ne pas continuer, poursuivant leur trajet par d’autres moyens, a précisé la police de Denver.

Un exemple frappant du climat de peur disproportionné qui envahit petit à petit certains pays. Le secteur de l’aviation n’y coupe pas et connaît d’ailleurs une chute de fréquentation.

Toutefois, malgré cette crise, les compagnies aériennes continuent de voler « à vide » pour ne pas... perdre leurs créneaux de vols, qui sont redistribués deux fois dans l’année.

Une situation dénoncée par les écologistes, mais aussi par le ministre de l’Économie français, Bruno Le Maire, qui a demandé à la Commission européenne que « les compagnies puissent conserver leurs créneaux aériens sans avoir à faire tourner leurs avions à vide ».

Pour rappel, l’épidémie de coronavirus continue de se propager dans le monde et le nombre de contaminations dépasse désormais les 110 000 personnes, avec un bilan de plus de 4 000 morts.

En France, plus de 1 400 cas avérés - dont le ministre de la Culture Franck Riester - ont été identifiés depuis le mois de janvier et 30 personnes sont décédées.

Source : CBS
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