15 choses à savoir sur les climatosceptiques

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Le climatosceptique est une personne qui nie le consensus scientifique sur le réchauffement climatique. Voici les points essentiels à retenir.

1. Le déni du réchauffement climatique

Incendies de forêt dues aux changements climatiques Crédit : AegeanBlue

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Le déni du changement climatique est une attitude de reniement du consensus scientifique en termes de réchauffement climatique. Certaines personnes acceptent que le réel changement climatique, en particulier le réchauffement global, ait lieu et affecte l’activité humaine et la société humaine en raison du dégagement de gaz.

D’autres contestent que ce réchauffement climatique ait une part anthropique ou une origine. Ils considèrent que ce changement est dû aux variations naturelles du climat. Ce déni juge ainsi inutile toute politique de freinage du changement climatique.

Certains sceptiques refusent le terme « déni ». Ils lui préfèrent le terme climato-sceptiques, climatosceptiques ou climato-réalistes pour le déni du réchauffement climatique anthropique.

Le déni du réchauffement climatique a ainsi un impact majeur sur les politiques de lutte contre le réchauffement de la planète.

2. Comment le public perçoit-il le discours scientifique ?

Manifestation pour l’écologie Crédit : SeventyFour

Les opinions publiques sur le discours scientifique révèlent trois constats principaux après une étude de perception:

  • La sensibilisation sur les opinions au bouleversement climatique est distincte d’un pays à l’autre. Elle est encore moins forte dans les pays émergents ;
  • Le consensus scientifique sur le dérèglement climatique d’origine humaine est reconnu partout, sauf aux États-Unis ;
  • Les opinions publiques dans les nations émergentes ne sont pas faciles à cerner.

La compréhension du discours scientifique est ainsi un enjeu majeur.

3. Le climatosceptique: qu’est-ce que c’est ?

Fonte des icebergs et réchauffement climatique Crédit : NiseriN

Depuis que Donald Trump est entré à la Maison-Blanche, le terme climatosceptique n’est plus nouveau. En effet, le climatosceptique est une personne qui dénie le réchauffement global de la planète. Le point de vue du climatoscepticisme reste toutefois contradictoire. Le climatosceptique peut donc rejeter l’idée du réchauffement climatique alors qu’un autre admet ce changement, sans même blâmer la société humaine.

4. Sur quelles théories se basent les climatosceptiques ?

Emissions de dioxyde de carbone et son impact sur la nature Crédit : Petmal

Les climatosceptiques dans le monde s’appuient sur une théorie qui vise à minimiser l’influence du CO2 sur la température de la planète. Ils affirment qu’au cours de son histoire, la planète a déjà connu une situation similaire. Ils condamnent notamment la psychose planétaire sans justification.

5. Quelles sont les argumentations des climatosceptiques ?

Cycle des changements climatiques Crédit : wildpixel

Les climatosceptiques s’appuient généralement sur des données très minces et dressent un rapport scientifique sans rigueur. Ils blâment les rayonnements du soleil alors que son activité a diminué depuis plus de 35 années selon le 5ème rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Le consensus scientifique sur le réchauffement climatique d’origine humaine enregistre 99, 94% contre 97% en 2013, d’après l’étude en 2017. Le climatoscepticisme devient donc un luxe quand la politique s’en mêle, comme lors de l’élection de Tony Abbott ou de Donald Trump.

Voici quelques arguments des climatosceptiques face au changement climatique:

  • Quelques zones de banquise ou glaciers ne fondent pas ;
  • La vapeur d’eau est un gaz à effet de serre qui pollue plus que le CO2 ;
  • Le CO2 est présent dans l’atmosphère terrestre, mais à l’état de traces (environ 400ppm, soit 0, 04%) ;

6. Les réponses aux arguments des climatosceptiques

Réponses aux arguments des climatosceptiques Crédit : Andrii Koval

Quel que soit le moteur du bouleversement du climat, il a toujours changé. Cependant , la force motrice dominante provient des activités humaines. La comparaison des données climatiques en une seule année n’a pas de sens. Il est essentiel de faire la comparaison sur des intervalles plus longs (au moins 30 ans) pour mieux comprendre les phénomènes. Les espèces animales et végétales ne vont pas s’adapter aux dérèglements climatiques, car un grand nombre d’entre elles sont déjà mortes.

7. Existe-t-il un profil type du climatosceptique ?

Donald Trump, le climatoseptique le plus connu Crédit : olya_steckel

Depuis la renonciation de Donald Trump de l’Accord de Paris, la majorité des climatosceptiques moyens est constituée d’Américains de plus d’une cinquantaine d’années vivant à la campagne. Cependant, le portrait type du climatosceptique n’existe pas réellement.

8. Qui sont les climatosceptiques ?

Rechauffement planétaire Crédit : Ekaterina_Simonova

Il existe plusieurs climatosceptiques chez les scientifiques, intellectuels, politiciens. Ils sont parfois à la tête de grandes institutions. D’ailleurs, de plus en plus de climato-sceptiques rejoignent le monde politique. Parmi eux, le plus connu est Donald Trump, le président des États-Unis. Il a accédé à la fonction suprême en limitant les subventions et l’intervention de l’État dans le secteur écologique et environnemental.

Notez que 12% des Américains, 15% des Norvégienset17% des Australiens rejettent la thèse d’un réchauffement climatique selon l’étude australienne de 2015. La même année, 22% des Français sondés par le ministère de l’Environnement doutent de l’existence de la relation entre le changement climatique et les activités humaines.

9. Les climatosceptiques voient le jour aux États-Unis dans les années 1980

Horseshoe Bend - Colorado River, Arizona Crédit : Pete_LD

Le climatoscepticisme est né lors de l’effondrement de l’Union soviétique. De nouvelles disciplines scientifiques ont été structurées en matière environnementale pendant que l’URSS a commencé à décliner. Les physiciens ont noté que les sciences environnementales contribuaient à la contrainte des activités industrielles et économiques. Des personnalités très conservatrices, décorées de titres scientifiques, ont alors basculé de l’anticommunisme à l’anti-écologisme. À la même époque, la lutte contre le consensus scientifique a commencé à émerger et le climatoscepticisme est né.

10. Le climatoscepticismeen France: un produit d’importation made in USA

Fumée sortant de deux cheminées d’usine en France Crédit : CAHKT

Le climatoscepticisme est arrivé en France dans les années2000. Vers 2005, les premiers blogs traduisant les notes climato-sceptiques circulant aux États-Unis ont fait leur apparition. Depuis, le géologue Claude Allègre, ancien ministre de l’Éducation, a construit son discours ravageur pour les sciences du climat:

  • « On n’est pas certain que le soleil ne soit pas à l’origine du réchauffement climatique » ;
  • « Le GIEC est manipulé par les gouvernements », etc.

La communauté scientifique compétente a démontré la fausseté des contre-vérités de Claude Allègre qui s’est exprimé dans les médias en 2010 et a contaminé les plus hautes instances.

11. Depuis les années 1970, les climatosceptiques ont négligé les connaissances établies

La déforestation Crédit : imagoRB

Au cours des années1970, des textes scientifiques de référence indiquent que tout le monde est convaincu quele changement climatique est inéluctable, même s’il n’est pas décelable. Le rapport Charney (un grand physicien de l’atmosphère du MIT) commandé en 1979 par Jimmy Carter fait partie de ces textes de référence. Jule Charney affirme de façon très claire que le changement climatique doit se produire. Ce rapport a également établi qu’il serait trop tard pour éviter les effets majeurs d’un réchauffement climatique à partir du moment où son début a été calculé.

12. Les climatosceptiques se sont adaptés au fil du temps

Petite ville avec plusieurs maisons complètement inondées Crédit : Aranga87

D’après le GIEC, il a été constaté que les températures ne baissent pas. Les activités humaines ont réchauffé l’atmosphère, les terres et l’océan. Face à cette constatation, les climato-sceptiques ont remis en cause l’origine humaine de cette évolution.

Le discours climatosceptique s’est adapté au fil des ans. Quand le changement climatique n’était pas encore détectable, ces négateurs ont simplement souligné que le climat n’a pas changé. Lorsque le réchauffement climatique a été décelable, leur argument a été « le climat a toujours changé ». Leur solution est la modification de la technique en se servant des réacteurs nucléaires de quatrième génération. Cette technique serait probante et résoudrait le problème. De plus, il est assez compliqué de lutter contre ce déni, surtout s’il inonde les réseaux sociaux. Force est pourtant de constater que ces pseudosolutions ne sont pas encore au point et que les émissions de gaz à effet de serre ne font qu’augmenter.

13. Qui est encore climatosceptique ?

Réservoir Tranco de Beas dans la Sierra de Cazorla, province de Jaen, Andalousie, Espagne Crédit : Rudolf Ernst

Les chercheurs attachés au département économique de l’OCDE ont évalué que 43% des Français, 39% des Américains et 37% des Australiens sont aujourd’hui climatosceptiques. Par ailleurs, 16% des Italiens et 20% des Espagnols ou des Coréens doutent encore des changements climatiques.

Quant aux pays moins lotis tels que l’Ukraine, la Chine, l’Indonésie ou le Brésil, les gens s’en remettent généralement à la science. Le nombre de personnes qui nient les changements climatiques ou contestent leur origine n’excède pas 27% pour la Chine et ne dépasse pas 13% au Mexique.

14. Comment lutter contre le « climate change denial » ?

Manifestation contre le changement climatique Crédit : AnnaStills

Les pays sont libres d’entreprendre des méthodes de réduction des gaz à effet de serre concernant la gouvernance climatique mondiale. Toutefois, les efforts déployés ne permettent pas d’éviter des phénomènes irréversibles et dramatiques.

L’enjeu est ainsi plus complexe:

  • Le sommet de Copenhague : son échec suscite les déceptions ;
  • La médiatisation des contestations sur le travail des climatologues et l’ampleur de la crise économique: dans les pays développés, les gens ne s’inquiètent plus de la dégradation du climat et ne prennent pas au sérieux les actions à entreprendre.

15. Les solutions pour agir contre le bouleversement climatique

Concepts nets zéro et neutres en carbone Crédit : Sakorn Sukkasemsakorn

Plusieurs solutions sont avancées pour agir contre le dérèglement du climat :

  • Modification des habitudes de déplacementpour limiter les émissions de gaz à effet de serre: marche ou au vélo pour les courts trajets, covoiturage, etc.;
  • Réduction de la consommation d’énergie: amélioration du système de chauffage et de l’isolation, adoption des énergies renouvelables, etc.;
  • Triage et réduction des déchets ménagers: compostage, recyclage des emballages plastiques, etc.;
  • Finance verte, de fonds éthiques et solidaires, de fonds ISR (Investissement socialement responsable): financement des entreprises et des projets ayant un impact positif sur l’environnement ;
  • Compensation volontaire des émissions carbone ;
  • Préservation des océans : éviter le déversement des produits chimiques polluants dans les océans ;
  • Lutte contre la déforestation : préservation des forêts et réduction des émissions anthropiques de GES en optant pour des produits (papier, meubles, etc.) labélisés ou PEFC.
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