Il a étudié dans les meilleures écoles de Paris et de France. Très bon élève depuis toujours, Frédéric s’est hissé au plus haut et gagne désormais six fois plus que sa mère.
Un parcours scolaire sans faute
Frédéric Nguyen est un parfait exemple de réussite. Celui qui a grandi en région parisienne a su se frayer un chemin dans les meilleures écoles du pays et s’offrir une carrière dans la finance.
Très bon élève, Frédéric a effectué sa scolarité dans un réseau d’éducation prioritaire (REP) jusqu’au collège, indique Le Figaro. Sa maman, d’origine Vietnamienne et qui a fui la guerre, a toujours eu de grandes ambitions pour son fils. « Elle voulait que je sois médecin », explique Frédéric. Sûrement parce que sa famille n’a pas vécu dans le luxe : « Elle nous a élevés, mon frère, ma sœur et moi, avec son salaire d'ouvrière. Nous avions un Smic pour vivre », poursuit-il.
L’avenir du jeune homme est tout tracé. Il obtient son brevet avec 16 de moyenne générale, lui permettant de postuler dans les meilleurs lycées parisiens. Le très réputé Louis-le-Grand le choisit et Frédéric continue d’exceller dans ses études.
Des études prestigieuses qui l’ont menées à un salaire à six chiffres
Crédit photo : UlyssePixel/ iStock
S’il se sent à l’aise en cours, Frédéric voit bien qu’il ne vient pas du même monde que ses camarades, tout de même accueillants avec lui. Qu’importe, le jeune homme obtient son baccalauréat scientifique avec mention très bien en 2016. Il intègre ensuite une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) en MPSI (mathématiques, physiques et sciences de l’ingénieur) d’où il fait partie des meilleurs.
Le reste de son parcours se poursuit sur la même lancée. Frédéric intègre ensuite Centrale Lyon, une grande école d’ingénieur. Il se permet même une année de césure pour passer un master en probabilités et finance, domaine qui le passionne, à la Sorbonne et Polytechnique. C’est à ce moment-là que Frédéric obtient un stage chez JP Morgan et prend conscience de ce qu’il vit : « À 23 ans, en stage, je gagnais six fois le salaire de ma mère. C’était irréel », reconnaît-il.
Crédit photo : AndreyPopov/ iStock
Après être revenu à Centrale Lyon, Frédéric a rejoint la société de négoce à Londres, DRW. Il officie désormais en tant que trader et, de son propre aveu, gagne un salaire «à six chiffres. » Il va sans dire que sa mère est fière de lui.
