En regardant un peu sur les réseaux sociaux, on pourrait croire que l’on est en 2016. Une tendance est née dès le début de l’année et prend de l’ampleur, notamment auprès de la Gen Z qui s’en est emparée et souhaite revivre cette époque.
Retour vers 2016 !
Depuis le début de l’année, une tendance se dégage sur les réseaux sociaux : l’année 2016. Les internautes sont nombreux à poster des photos et des vidéos en lien avec cette année-là. Ils ont même rebaptisé l’année 2026 en « Nouvel an 2016 ».
Sur Instagram et TikTok, on retrouve donc du contenu mettant en avant les codes de l’année 2016. Et rien n’est laissé au hasard : musique, mode vestimentaire, maquillage, filtres Snapchat… tout y passe. Quand ils ne reproduisent pas cette époque, les internautes partagent carrément d'anciennes photos d’eux sous couvert de nostalgie. En témoigne le nombre de recherches liées à 2016 qui a « augmenté de 452% », précise Karim Bennani dans Bonjour ! La Matinale TF1.
Une époque plus rassurante pour la Gen Z
Crédit photo : ViewApart/ iStock
D’après l’émission de TF1, le phénomène prend de l’ampleur. En une semaine, « plus de 55 millions de vidéos ont déjà été publiées » sur les réseaux sociaux. Même les stars s’y mettent, de David Guetta à Eva Longoria en passant par Demi Lovato et l’influenceuse Paola Locatelli.
Pour la génération Z, particulièrement friande de cette tendance, 2016 symbolise une époque plus simple, plus rassurante, en contraste avec l’actualité anxiogène de 2026.
« Quand le présent est flou ou morose, le passé devient quelque chose de connu qui sécurise. 2016 renvoie naturellement à une époque où tout avait l’air un peu plus léger », confirme la psychologue Delphine Py dans les colonnes de Madame Figaro.
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Ce comportement est d’ailleurs normal en temps de crise. Ainsi, les internautes trouvent refuge dans cette époque passée où le Covid-19 n’existait pas encore. À travers les réseaux sociaux, la Gen Z tente de « se rassurer » et de se trouver « une sorte d'abri symbolique » alors que leur futur semble incertain : « c'est une génération qui est très anxieuse. Ils sont inquiets de leur avenir », ajoute Élodie Gentina, professeure et conférencière spécialiste de la Gen Z.
La tendance pourrait-elle durer ainsi toute l’année ?
