Ce métier très populaire dans les années 2000 est menacé et pourrait disparaître

Ultra-populaire il y a encore quelques années, ce métier est désormais dans le rouge. Les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme et tentent d’expliquer les raisons de cette possible disparition.

Un métier d’art qui pourrait disparaître

L’avènement de l’intelligence artificielle menace de nombreux emplois et seuls quelques-uns parviendront à subsister, selon Bill Gates. Le métier qui nous intéresse aujourd'hui n’est pas encore menacé par l’IA et pourtant, il pourrait bien disparaître. Il avait connu une forte expansion au début des années 2000 et ce, durant plusieurs années. Désormais, il est à la peine.

Devant les difficultés que traverse le secteur du tatouage, les professionnels lancent l’alerte. Sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux à prendre la parole expliquer pourquoi le tatouage ne fait plus autant fureur qu’avant.

Alors que les prix à la pompe ne cessent d’augmenter et l’inflation ne voulant pas reculer, le tatouage est devenu « un luxe non essentiel, c'est très cher et les gens préfèrent faire leurs courses que payer un tatouage, ce qui est tout à fait normal », reconnaît Noémie Alazard, tatoueuse basée à Rouen et interrogée par L’internaute.

Le tatouage, un secteur à la peine dans le monde

Jeune femme se faisant tatouer le brasCrédit photo : davit85/ iStock

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En effet, même un petit tatouage peut coûter entre 50 et 150 euros, selon les données de Inkland Tattoo. Le prix d’un grand motif peut grimper entre 300 et 800 euros. Des sommes conséquentes que les clients ne semblent plus prêts à débourser. Et les tatoueurs l’ont remarqué. Tin-Tin, le plus connu des tatoueurs français, confie à nos confrères que de plus en plus de salons mettent la clé sous la porte. « Moi-même, qui suis le plus connu de tous, je travaille vraiment moins qu'avant », concède-t-il après être passé d’une dizaine d'employés à deux.

Si le prix est la raison principale de la disparition des tatoueurs, il faut également ajouter un marché saturé. Les artistes étaient 300 au début des années 1990. Ils seraient aujourd’hui entre 15 000 et 20 000 aujourd’hui. « Maintenant il y a trop d'offres d'artistes pour pas assez de demande », constate encore Noémie Alazard.

Il faut dire qu’aujourd’hui, le métier du tatouage est plus accessible qu’autrefois. Les tatoueurs peuvent acheter leur équipement pour moins de 100 euros sur Amazon. De plus, ils n’ont plus besoin de louer un local car ils se déplacent désormais chez les clients directement. Le secteur est donc bien plus facile d’accès, mais désormais bien trop saturé.

Cette tendance n’est pas propre qu’à la France. Aux États-Unis aussi les plus grandes stars du tatouage peinent à remplir leur agenda. Autre signe que le secteur du tatouage va mal : début 2026 s’est tenu la toute dernière édition du Mondial du tatouage. L’année dernière, on comptait 15 000 visiteurs quand ils étaient 35 000 en 2015. Les tatoueurs pourront-ils se relever ?

Camille V.

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.