Permettre aux enfants de manger à l’école sans que l’argent ne soit un obstacle, telle est la mission de Chris Monroe, qui vit dans le Missouri, aux États-Unis.
Ancien pompier et artisan spécialisé dans la fabrication de lames, cet Américain sculpte des épées en bois à la main en échange de dons.
Comme le rapporte People, les sommes récoltées sont ensuite reversées à des établissements scolaires locaux pour venir en aide aux élèves dont les repas n’ont pas été payés.
Il fabrique des épées en bois pour aider les familles en difficulté
Chris Monroe a commencé à fabriquer des épées pour ses petits-enfants dans son garage. Rapidement, le bouche-à-oreille s’est répandu auprès des enfants de son quartier. Il a donc décidé d’en concevoir davantage pour eux.
Un jour, une conversation avec son gendre enseignant, Andrew Crawford, a donné un autre sens à son activité. Ce dernier a expliqué à son beau-père que les dettes de cantine scolaire étaient monnaie courante dans les écoles.
Selon le retraité, celles-ci concernent notamment les foyers qui vivent juste au-dessus du seuil de pauvreté ou juste au-dessus du plafond qui permet de bénéficier de certaines aides.
Face à cette situation, Chris Monroe a fait le choix d’agir pour donner un coup de pouce à ces habitants en difficulté.
Un geste solidaire exemplaire
Désormais, l’artisan fabrique des épées à la demande des enfants et les leur remet en échange d’un don de la part de leur famille. Le retraité ne fixe aucun montant. Résultat : chacun est libre de donner en fonction de ses moyens.
À la fin de chaque année scolaire, il rassemble l’argent récolté et le reverse à des établissements scolaires de la commune. Un geste solidaire qui permet de réduire les dettes de cantines de certains élèves. À noter que chaque don est effectué au nom de l’enfant pour lequel l’épée a été fabriquée.
Crédit Photo : Capture d’écran /Aging Untold
« C’est gratifiant d’avoir trouvé une raison d’être », a raconté Chris Monroe, cité par Aging Untold.
Il a notamment présenté l’une de ses créations, qu’il a baptisée « épée de croisée », et sur laquelle il avait passé au moins 25 heures de travail.
Amy O’Rourke, experte du vieillissement, a décrit dans Aging Untold le loisir de cet artisan comme « un objectif qui se traduit en actes ».
