Victime de cyberharcèlement sur la toile, après la divulgation de vieux clichés osés, une cycliste espagnole réclame le droit à l'oubli.
Avant de songer à poster du contenu sur les réseaux sociaux, certains internautes seraient bien inspirés d'intégrer une règle fondamentale : internet n'oublie jamais.
Cela peut paraître un tantinet « vieux jeu » de le rappeler, mais il faut toujours garder à l'esprit que partager des choses sur la toile n'est pas anodin. Certaines de vos publications compromettantes peuvent en effet ressortir un jour ou l'autre, et ce, même lorsque vous croyez avoir fait le nécessaire pour les faire disparaître. Hélas, de trop nombreuses personnes l'apprennent encore à leurs dépens.
C'est notamment le cas d'une certaine Cecilia Sopeña. Cycliste espagnole, spécialiste du VTT, cette dernière est en effet harcelée pour de vieux contenus érotiques, jadis postés sur OnlyFans.
Crédit photo : @cecilia.sopenaespa / Instagram
Rattrapée par un passé érotique sur OnlyFans, elle réclame le droit à l'oubli
Âgée de 38 ans, Cecilia est une véritable pointure dans son sport, avec plus de 100 victoires sur le circuit, comme le rappellent nos confrères ibères de Marca. Pourtant, malgré cet impressionnant CV, ce n'est pas pour ses performances sur le vélo qu'elle est connue de nombreux internautes, mais bien pour son passé de... créatrice de contenus pour adultes. Il fut un temps, pas si lointain (en 2022) où Cecilia Sopeña postait en effet des clichés érotiques sur OnlyFans. À l'époque, la trentenaire, originaire de Murcie, avait abandonné son poste de professeur de Mathématiques pour se consacrer à cette activité lucrative. Depuis, ses photos compromettantes ont fatalement refait surface, provoquant ainsi une vague de cyberharcèlement contre la cycliste.
Un harcèlement si néfaste qu'il a eu raison de sa carrière sportive, qu'elle a fini par abandonner. Excédée, Cecilia Sopeña fait valoir aujourd'hui son droit à l'oubli - protégé par l’article 17 du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) de l’UE - et exige que son passé érotique soit supprimé d’Internet. La championne a même mis en garde les internautes qui se risqueraient à partager ses anciens contenus érotiques, les menaçant d'éventuelles poursuites.
« J’ai le droit de protéger mon image. J’ai droit à l’oubli (...) Désormais, tout ce qui circule en dehors du cadre légal, aussi minime soit-il, sera passible de poursuites judiciaires. Ce n'est pas une menace. C'est de l'ordre. C'est de la protection. » (Cecilia Sopeña)
Crédit photo : @cecilia.sopenaespa / Instagram
Pour l'accompagner dans cette démarche, Cecilia Sopeña est accompagnée d’avocats et autres experts en réputation numérique.
La cycliste espère que cette procédure ira à son terme, soulignant que son nom « mérite désormais le silence et l’honneur ».
Crédit photo : @cecilia.sopenaespa / Instagram