Mort à 55 ans du « Popeye brésilien », connu pour s'injecter de l'alcool et de l'huile minérale dans les bras

Surnommé le "Popeye brésilien" en raison de la taille impressionnante de ses biceps, le culturiste Arlindo de Souza est mort mardi à l'âge de 55 ans. Il était connu pour s’injecter un mélange d’alcool et d’huile minérale dans les bras.

Dans l’univers du culturisme, certains poussent leurs ambitions à l’extrême quitte à mettre leur santé en danger. C’est le triste destin subi par Arlindo de Souza, un culturiste sud-américain, qui était surnommé le “Popeye brésilien” en raison du volume démesuré de ses biceps.

Arlindo de Souza est mort ce mardi 13 janvier, à Recife, au Brésil, à seulement 55 ans. Grâce à son physique démentiel, il était devenu une figure médiatique dans son pays depuis ses apparitions remarquées dans des shows télévisés dans les années 2000.

Le public avait alors découvert un homme aux biceps d’une circonférence de 73 cm, considérés comme "les plus gros du Brésil." Un physique hors-norme qui lui avait valu le surnom du plus célèbre des mangeurs d’épinards.

Arlindo da SouzaCrédit photo :Arlindo da Souza

Sauf qu'Arlindo ne suivait pas spécialement un régime à base d'épinards pour avoir de tels biceps. Le secret derrière ce physique impressionnant est peut-être la raison pour laquelle il est décédé à un si jeune âge. Arlindo de Souza était en effet connu pour s’injecter un mélange d’huile minérale et d’alcool dans les bras.

Hospitalisé en raison d’une insuffisance rénale

Une pratique assumée mais extrêmement dangereuse et qui avait été fatale à l'un de ses amis culturistes par le passé. C’est un pensionnaire de sa salle de sport qui lui avait proposé cette solution pour faire gonfler ses muscles, comme il le racontait au Huffington Post en 2014 :

"Il m’a dit: 'Prends ça, tu vas grandir en quelques jours !'. J’ai rempli la seringue, je me suis injecté le produit dans le bras et j’ai gonflé instantanément. Franchement, je n’ai rien senti. J’ai parfois eu un léger vertige, mais rien de plus."

Les médecins lui avaient pourtant fortement déconseillé d’avoir recours à ces injections. En effet, des experts médicaux de la Société brésilienne d’endocrinologie avaient mis en garde contre les risques mortels liés à l’utilisation de ces substances, comme la gangrène, la fibrose musculaire et les accidents vasculaires cérébraux. La communauté médicale avait souligné que l’huile injectée ne développe pas la force musculaire, mais provoque une inflammation chronique et la formation de kystes qui détruisent les tissus sains.

Arlindo da SouzaCrédit photo : Arlindo da Souza

Arlindo de Souza avait cessé de s'injecter ce produit depuis plus d'une dizaine d'années tout en reconnaissant qu'il était toujours tenté.

Sa famille a annoncé que son décès était dû à une insuffisance rénale et à un œdème pulmonaire survenus au mois de décembre dernier. Son neveu Denis Gomes de Luna a précisé que l’un de ses reins a cessé de fonctionner, et que le deuxième a suivi aux alentours de Noël. Du liquide s’est accumulé dans ses poumons, et il a subi un arrêt cardiaque avant que les médecins puissent commencer l’hémodialyse, un traitement souvent vital en cas d’insuffisance rénale.

Célibataire et sans enfant, il vivait chez sa mère et gagnait sa vie comme maçon.


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Journaliste