Elle ne s'y attendait pas !
Alors qu'elle veillait son fils gravement brûlé dans l'incendie de sinistre mémoire de Crans-Montana, une salariée suisse a été licenciée par son patron, qui lui a annoncé la décision d'un simple coup de fil. Ce dernier s'est ensuite justifié en expliquant à son ex-employée qu'elle pourrait désormais passer davantage de temps avec son enfant, grâce à ce renvoi.
Abasourdie, cette maman dénonce aujourd'hui l'attitude de son supérieur hiérarchique.

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Son patron la vire par téléphone, alors qu'elle veille son fils gravement brûlé
Originaire de la ville de Lutry, la mère de famille était en effet au chevet de son fils, gravement brûlé, lorsqu'elle a appris son licenciement au mois d'avril, selon nos confrères helvètes de 24heures.ch.
Victime du terrible incendie meurtrier qui avait ravagé le bar Le Constellation, le 1ᵉʳ janvier dernier, le jeune homme, âgé de 18 ans, se trouvait alors entre la vie et la mort. Présente à ses côtés, sa mère, déjà effondrée par l'épreuve qu'elle traversait, a donc reçu un coup de téléphone de son patron qui l'a informée de son renvoi.
« Il (son employeur) m’a dit qu’ainsi je pourrais m’occuper de mon fils sans pression, lui donner la priorité », a raconté cette dernière, encore estomaquée.
Désormais hors de danger, son fils, brûlé sur 60 % de la surface de son corps, aura été hospitalisé pendant plusieurs mois, dans un état grave. Au cours de ces longues semaines, durant lesquelles le pronostic vital de son enfant était engagé, sa mère a dû affronter l'horreur, tout en essayant de gérer émotionnellement et financièrement la perte soudaine de son emploi. Ce qui l'a grandement affectée.
« J’étais sous le choc », a-t-elle ainsi affirmé, critiquant par ailleurs l'attitude « maladroite » de son patron.
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Par son témoignage, la mère de famille espère aujourd'hui faire évoluer certaines mentalités dans le monde du travail. Elle souhaiterait notamment que les employeurs prennent conscience que certains de leurs salariés ont besoin de soutien lorsqu'ils sont touchés par des drames épouvantables, tels que celui de Crans-Montana.
Le message est passé.
