1 Français sur 5 oublie ce détail vital en voiture... et c'est pire chez la Gen Z

Selon une récente étude réalisée par Volvo, les Français sont encore trop nombreux à oublier ce détail pourtant très important en voiture. Et la tendance est encore plus préoccupante chez les jeunes conducteurs.

Un accessoire vital que certains continuent d'omettre en voiture

Quand il est question de prendre la voiture, les campagnes de prévention ne cessent de mettre l'accent sur la sécurité routière. Entre la tolérance zéro à l'alcool et aux drogues et les limitations de vitesse, les critères sont nombreux. Mais il en est un autre, essentiel, qui reste pourtant négligé par une partie des Français.

Véritable révolution lors de son invention en 1959 par Volvo, la ceinture de sécurité à l'arrière du véhicule a permis de sauver plus d'un million de vies à travers le monde, selon l'Organisation mondiale de la Santé. Malgré ce constat édifiant, des Français restent réticents quant à son utilisation au quotidien. C'est précisément ce que révèle l'étude conduite par le constructeur automobile suédois, qui s'est penché sur les comportements des usagers de la route en France.

La suite après cette vidéo

De mauvaises habitudes du côté de la Gen Z

Conductrice bouclant sa ceinture de sécuritéCrédit photo : istarasak thithuekthat/ iStock

Dans son étude, Volvo révèle que 21 % des sondés français n'attachent pas leur ceinture systématiquement à l'arrière, soit 1 personne sur 5. Un chiffre qui interpelle, surtout quand on sait que les passagers arrière non ceinturés représentent un danger pour l'ensemble des occupants du véhicule en cas de choc frontal.

Pire encore, lorsque les trajets sont rapides et courts, ils sont 13 % à ne pas toujours l'attacher. Et que dire de ceux qui voyagent en taxi ou en VTC ? Ils sont 24 % des sondés à reconnaître ne pas toujours l'attacher dans ces types de véhicules, estimant que le chauffeur est responsable de la sécurité de ses passagers. Pour rappel, même une conduite prudente ne peut empêcher un accident, et la loi française impose le port de la ceinture à tous les occupants d'un véhicule, sans exception.

En regardant de plus près cette étude, on s'aperçoit que la Gen Z (générations nées entre 1997 et 2012) néglige particulièrement le port de la ceinture pour les trajets courts, à 29 %. Ils sont également 29 % d'entre eux à croire qu'un trajet court n'est pas aussi dangereux qu'un trajet long. Une idée reçue qui peut pourtant coûter très cher : la majorité des accidents graves surviennent à faible vitesse et sur de courtes distances, souvent en agglomération.

Cette tendance chez les jeunes est d'autant plus préoccupante que les 18-24 ans sont statistiquement surreprésentés dans les accidents mortels sur la route. Le relâchement face à la ceinture de sécurité, combiné à d'autres comportements à risque, aggrave encore cette réalité.

Fort heureusement, la plupart des Français sont sensibilisés au port de la ceinture. Ce petit geste qui peut sauver des vies est devenu un réflexe important pour 96 % d'entre eux. Ils sont 89 % à l'attacher pour les trajets longs et 87 % même pour les trajets courts. Dans un cas comme dans l'autre, le port de la ceinture est obligatoire, et son non-respect est passible d'une amende de 135 euros ainsi que d'un retrait de 3 points sur le permis de conduire. D'ailleurs, 84 % des automobilistes français disent se sentir en sécurité lorsqu'ils attachent leur ceinture.

Des progrès ont été faits depuis les années 1970, alors que 65 % des Français seulement étaient en faveur du port de la ceinture obligatoire. Cependant, il reste encore un peu de travail de prévention à accomplir, notamment du côté de la Gen Z. L'enjeu est de taille : selon la Sécurité routière, le port de la ceinture réduit de moitié le risque de décès en cas d'accident. Un rappel qui devrait suffire à convaincre les plus récalcitrants de boucler leur ceinture, quel que soit le trajet.

Camille V.

Au sujet de l'auteur :

Titulaire d'un Master en Communication/Cinéma, Camille V. est journaliste spécialisée dans les intersections entre culture et écologie. Auteure d’un mémoire remarqué sur la Cli-fi (Climate Fiction) au cinéma, elle décrypte pour Demotivateur l'actualité du divertissement (films et séries) sous un angle sociétal et environnemental. Passionnée par l'art et la protection animale, elle apporte une expertise académique et critique à la rédaction de ses dossiers.