À peine arrivé en vacances, un jeune surfeur a été piqué par l’animal le plus venimeux du monde, capable du tuer en moins de cinq minutes.
Les Fidji abritent des espèces redoutables, aussi bien sur terre que dans l’eau. Guy Rowles, un jeune surfeur originaire d’Australie, en a fait l’amère expérience.
Piqué par une créature parmi les plus dangereuses pour l’homme, il a été transporté d’urgence à l’hôpital. Les médecins lui ont toutefois indiqué qu’il était trop tard pour lui administrer l’antivenin...
Piqué par un animal mortel
Les faits se sont déroulés la semaine dernière au Sujees Surf Stay, à Cloudbreak, un spot de surf sur récif des îles Mamanuca réputé pour ses vagues. L’accident est survenu dès le premier jour des vacances du touriste australien, rapporte le Daily Star.
Alors qu’il surfait avec son père, le vacancier est tombé de sa planche et a immédiatement ressenti une violente douleur. Il a alors découvert des tentacules enroulés autour de son bras, qu’il a aussitôt arrachés.
« Tout à coup, quelque chose de violent m’a piqué le bras. J’ai eu l’impression qu’on venait de me verser de l’huile brûlante dessus », raconte Guy Rowles, cité par The Mirror.
Crédit Photo : Guy Rowles / Instagram
En détresse en pleine mer, il a été secouru par l’équipage d’un bateau. Une fois hissé sur le pont de l’embarcation, le jeune homme a commencé à convulser.
Il a ensuite été transporté vers un hôpital de Nadi, situé à plus d’une heure de route, où son état s’est gravement dégradé pendant le trajet
« Je regardais mon père en lui disant : “Papa, est-ce que je vais mourir ?” Je tremblais, je vomissais, je ne sentais presque plus mes jambes. Des picotements partout… Dès que le type est descendu du bateau, il s’est mis à courir sur le corail… Des membres de l’équipage sont venus m’aider et disaient qu’ils allaient prier pour moi », se souvient-il.
Se sentant au plus mal, il a appelé sa mère pour lui dire qu’il l’aimait.
Trop tard pour l’antivenin
À l’hôpital, Guy Rowles a appris qu’il avait été piqué par l’un des animaux les plus venimeux au monde : la méduse-boîte (aussi appelée cubozoaire), dont le venin peut être mortel en cinq minutes.
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Le hic ? Il était déjà trop tard pour lui donner un sérum antivenimeux.
« Le médecin m’a dit : “C’est trop tard pour l’antivenin, vous avez dépassé le délai. Le venin est en vous depuis une heure.” Il ne me restait plus qu’à attendre que ça passe », explique-t-il.
Crédit Photo : Guy Rowles / Instagram
À la place, le personnel soignant a utilisé du vinaigre pour neutraliser les cellules urticantes restantes et retirer les éventuels fragments de tentacules encore présents sur sa peau.
« Ils m’ont dit que j’avais eu de la chance que ce ne soit pas sur le visage ou le cou et que si je n’avais pas été jeune et en bonne santé, ça aurait pu être bien pire », précise le patient.
Après avoir frôlé la mort, Guy Rowles est retourné à l’eau. Il reconnaît néanmoins que cette « expérience choquante remet clairement les choses en perspective ».
Crédit Photo : Guy Rowles / Instagram
Le gouvernement donne l’alerte
Les méduses-boîtes possèdent des tentacules pouvant attendre trois mètres de long. Elles sont redoutables car leur venin très puissant agit rapidement sur le cœur, le système nerveux et la peau.
Leurs tentacules sont par ailleurs couverts de micro-harpons, qui injectent le poison au moindre contact, rendant leurs piqûres potentiellement mortelles.
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Ces animaux vivent principalement dans la région indo-pacifique et dans le nord de l’Australie.
Avant l’incident, les autorités avaient émis une alerte sanitaire concernant la présence de méduses dans l’eau.
