Une commune des Pyrénées-Atlantiques donne des amendes aux parents qui viennent chercher leurs enfants en retard

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Une petite commune des Pyrénées-Atlantique fait beaucoup réagir depuis qu’elle a annoncé mettre en place des amendes pour les parents qui viennent chercher leurs enfants en retard.

Crédit : Inside Creative House/ iStock

La décision est pour le moins radicale et elle est loin de plaire à tout le monde. À Morlaàs, une commune de 4156 âmes en région Nouvelle-Aquitaine, une mesure de la mairie ne fait pas l’unanimité chez les parents d’élèves.

Depuis son entrée en vigueur le mardi 3 janvier, tout parent venant chercher son enfant en retard à la garderie en 2023 sera tenu de payer une amende. Cinq euros pour un premier retard avant de grimper à 15 euros pour le deuxième. Au troisième retard, l’enfant pourrait tout simplement être refusé par la garderie.

Les retards, « un manque de respect envers le règlement », selon la mairie

Crédit : France64160/ Wikipedia

Cette sanction s’applique lors des heures de fermeture de la garderie, soit à 18h30. Au-delà de cet horaire, les parents retardataires devront mettre la main à la poche. Cela s’explique notamment par le contrat des agents d’accueil qui se termine à cette heure précise. Lorsque cette heure est dépassée, les agents d’accueil travaillent en heures supplémentaires.

« C’est un manque de respect envers eux, envers le règlement et surtout envers l’enfant qui reste tout seul », explique Jean-Louis Sclabas, adjoint en charge des affaires scolaires, dans les colonnes de France Bleu.

« Les agents ont un contrat de travail. Lorsque 18h30 sonne, elles sont censées quitter leur emploi. Lorsqu'elles restent, elles sont en heures supplémentaires. Elles ne sont pas payées, elles doivent être récupérées. Et c'est compliqué de récupérer ce temps. On ne peut pas retirer un agent alors que les enfants sont là. On n'a pas suffisamment de souplesse à ce niveau-là », détaille encore l’adjoint.

Suites aux contestations des parents d’élèves, la mairie a tenu à les rassurer en rappelant que cette mesure vise « moins de cinq familles ».

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